En plus des soins de santé, d'une bonne nutrition, d'une protection contre les abus, le gouvernement veut offrir aux enfants des possibilités d'apprentissage précoce afin qu'ils réalisent tout leur potentiel.
Permettre aux jeunes enfants du pays de bénéficier d’un bon suivi partout où ils vivent afin de faciliter le chemin de l’apprentissage et leur plein épanouissement. C’est dans cette dynamique que la question des services de garde s’est invitée à la 5e édition de la Semaine nationale de la petite enfance (Senape) organisée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant du 14 au 18 avril 2026, qui avait pour thème « Investir dans les services de garde d’enfants : levier stratégique pour le développement du capital humain ». Soulignant l’engagement du gouvernement à renforcer les dispositifs d’accueil de la petite enfance comme vecteur d’inclusion sociale et de croissance. En effet, la Côte d’Ivoire a réalisé d’importants investissements tant dans l’enseignement préscolaire que les Centres de protection de la petite enfance (Ceppe) qui relèvent du ministère en charge de l’Enfant. Les experts estiment que la petite enfance est une période riche de possibilités pour façonner la trajectoire du développement global de l’enfant et jeter les bases de son avenir. Sans oublier que l’accès à des services de garde est un atout important dans l’autonomisation et l’évolution professionnelle des femmes. D’où les efforts du gouvernement pour rapprocher les services de garde d’enfants des communautés, même en zone rurale.
A Gaoulou, village du département de Sassandra, dans la région du Gbôklè, l’école maternelle a ouvert ses portes depuis 2019. A la grande joie des parents et pour le bonheur des tout-petits.
Cette école offre un cadre agréable et sécurisé qui accueille une centaine d’enfance dans les petite, moyenne et grande sections. Les effectifs sont en constante augmentation.
« Mes enfants sont inscrits à l’école maternelle du village. Lorsqu’ils sont en classe, nous pouvons vaquer librement et sereinement à nos activités car nous les savons en sécurité », explique Assana Nombré.
Pour Bintou Coulibaly, commerçante, l’ouverture de l’école maternelle est une belle opportunité. « Je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école. Je suis contente que ma fille ait cette chance dès le bas âge », se réjouit-elle.
Les écoles préscolaires et les Cppe participent à l’épanouissement des enfants et les préparent efficacement pour un cursus scolaire réussi.
Et cette exigence reste posée pour tous les enfants même ceux ayant des besoins spécifiques.
A Agboville dans la région de l’Agnéby-Tiassa, le centre social d’éducation spécialisée, placé sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, accueille des enfants dès l’âge de 2 ans présentant des troubles du développement (de retard de langage, troubles du comportement, autisme ...). Ce centre animé par des éducateurs spécialisés est adossé au centre de protection de la petite enfance.
Les éducateurs spécialisés œuvrent au quotidien pour stimuler les interactions sociales, développer les aptitudes des enfants et faciliter, à terme, leur retour dans le système scolaire. Ici, chaque enfant bénéficie d’un accompagnement individualisé.
« Nous mettons en place des activités psychoéducatives adaptées pour les aider à canaliser leur énergie et à mieux se concentrer », explique Germain Édia.
Thierry Dian, lui, constate avec émotion les progrès de son fils de cinq ans. L’enfant, confie-t-il, ne parlait pas. « Aujourd’hui, mon fils sait lire et peut exprimer ses besoins », affirme-t-il heureux.
A Agboville, ce centre offre un cadre structuré, bienveillant, où les enfants progressent à leur rythme. Il s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion de l’éducation inclusive. C’est cette vision qui sous-tend les réalisations à travers le pays.
Ainsi, selon le bilan du gouvernement 2011-2025, le nombre de structures publiques d’encadrement de la petite enfance (les Centres de protection de la petite enfance CPPE, les Centres d’action communautaire pour l'enfance CACE et crèche-garderie) est passé de 159 en 2016 à 586 en 2024.
Au préscolaire, de 2011 à 2025, on enregistre la construction de 6 899 nouvelles classes au public, portant le total à 8 982 salles. Sur la période, le nombre de classes a été multiplié par plus de quatre.
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