Nouvelle Constitution : Ouattara - Assemblée nationale, clash à l'horizon


(Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: sam. 13 août 2016
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C'est désormais su. La Côte d'Ivoire va se doter d'une nouvelle Constitution dans les mois à venir.

C'est la volonté de ses dirigeants. Le président Alassane Ouattara et son gouvernement veulent tourner la page de la République actuelle. Le chef de l'Etat s'est voulu clair sur la question dans son adresse à la Nation le samedi 6 août dernier. « Si nous voulons tourner définitivement la page de notre passé douloureux, il nous faut en tirer des leçons. Il nous faut écrire de nouvelles pages de notre histoire, un nouveau contrat social qui s'adapte aux réalités de notre pays et aux nouveaux défis auxquels nous devons faire face. (…). C'est pourquoi j'ai décidé de lancer le projet d'une nouvelle Constitution pour notre pays », dixit le président de la République.

 

Le débat mené avant l'heure

Ainsi, le référendum constitutionnel, annoncé pour la fin du mois d'octobre prochain, ne sera pas un simple rendez-vous pour réviser les textes fondamentaux de la Côte d'Ivoire. Ce sera plutôt une consultation de la Nation sur de nouvelles dispositions qui vont ouvrir la porte d'une nouvelle République.

Une volonté du chef de l'Etat qui, avant d'être ainsi clairement affichée, avait commencé à susciter un grand débat. Des juristes universitaires, tels les professeurs Francis Wodié, Bléou Martin, Faustin Kouamé et autres, émettent de sérieuses réserves sur le projet. Le débat avait gagné l'Assemblée nationale au cours des séances qui ont vu l'adoption de la loi organique portant organisation du référendum, dans le mois de juillet dernier.

Il est vrai, les députés, dans leur quasi-unanimité, ont donné leur accord au gouvernement pour engager une consultation référendaire. Cependant, presque tous les groupes parlementaires siégeant à l'Hémicycle se sont montrés très impatients de découvrir le contenu du projet de Constitution que l'Exécutif se prépare à leur soumettre. Nombre d'entre eux n'ont pas hésité à franchir le rubicond, prévenant qu'ils s'opposeraient à toute idée allant dans le sens d'une nouvelle République.

C'est le cas du président du groupe parlementaire Udpci. L'honorable Dély Mamadou a dénoncé, véhément, la remise en cause de la Constitution actuelle votée en août 2000, sous la Transition militaire dirigée par feu le général Guéi, fondateur de son parti. Le député de Biankouma a exprimé les préoccupations de ses camarades et lui quant à l'opportunité d'adopter une nouvelle Constitution et les bases juridiques d'une telle initiative.

Dély Mamadou a rappelé qu' en 2000, l'actuel président du Comité d'experts chargé de rédiger la nouvelle Constitution, le Professeur Ouraga Obou, alors président de la Commission constitutionnelle consultative et électorale (Ccce), soutenait qu'il n'y a que deux voies requises qui conduisent à la réécriture de la Constitution. A savoir une insurrection ou la création d'un nouvel Etat. « Laquelle de ces deux voies est appliquée dans ce projet de loi ? », avait questionné l'honorable Dély, qui s'est promis d'attendre fermement le projet de texte qui sera soumis à l'Assemblée nationale. En clair, pour le groupe parlementaire Udpci, il n'y a aucun fondement juridique à une réécriture de la Constitution devant aboutir à la création d'une nouvelle République.

 

Udpci, Pdci, Dialogue, Emergence, tous contre le Rdr à l'Hémicycle

Aussi Dély Mamadou et ses camarades affichent-ils leur opposition probable au projet du pouvoir si le référendum devait aller au-delà d'une simple révision de la Constitution en vigueur. C'est la même posit (...)

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