Procès des pro-Gbagbo : La polémique du recomptage des voix refait surface, hier au tribunal


Le ministre Gnamien Yao a assumé son lobbying pour le recomptage des voix préconisé par Laurent Gbagbo. (Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: vend. 06 fév. 2015
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Le procès de l'ex-ministre Gnamien Yao, qui a comparu devant la cour d'Assises en même temps que Diabaté Bêh et Leba Gnahon Chantal, hier mercredi, avait l'allure de celui du recomptage des voix préconisé par le camp Gbagbo, lors de la crise post-électorale. Tous trois sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'État, rébellion, insurrection, xénophobie, tribalisme, etc.

Dans cette panoplie de griefs, Gnamien Yao a été particulièrement entendu sur son rôle au sujet du recomptage des voix qu'avait souhaité Laurent Gbagbo, comme solution à la crise post-électorale.

Aux questions du parquet général pour savoir pourquoi il s'est fait le héraut de cette proposition de l'ex-président ivoirien, Gnamien Yao a déclaré qu'en tant qu'ambassadeur et directeur de campagne de Gbagbo, il fallait recourir à toutes les voies pour résoudre le contentieux électoral de façon pacifique. Y compris le lobbying. « C'est ce que j'ai fait. Tout ce que j'ai fait, fait partie du débat démocratique », a-t-il affirmé. Pour lui, on ne peut pas lui reprocher cela. « Toutes mes démarches avaient pour but de faire reconnaître le président Gbagbo comme le vainqueur de l'élection par les institutions ivoiriennes. Mais, quand le président Ouattara a été déclaré vainqueur, je me suis soumis à son autorité », a indiqué l'ex-ministre.

Pour répondre à certaines questions à tendance politique, Gnamien Yao s'est laissé aller à des démonstrations, au point où le président de la Cour, Dembelé Tahirou, a eu à l'interpeller : « on n'est pas à un meeting ». Lui également a, maintes fois, attiré l'attention du juge sur des questions du parquet. « Monsieur le président, quand je vais parler, vous allez me dire qu'on n'est pas à un meeting », lui a-t-il fait savoir.

Une question du parquet était « pourquoi alors que la Cei a proclamé le résultat et que le représentant spécial de l'Onu l'a certifié, appelles-tu au recomptage des voix ? » La réponse de Gnamien Yao est sans ambages. « Ce n'est pas la Cei qui proclame les résultats définitifs. Le président de la Cei n'avait pas le droit d'aller au (...)

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