« La ville d'Abidjan est l'une des plus chères au monde », selon Jean-Louis Billon

  • Source: APA
  • Date: vend. 22 nov. 2013
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La ville d'Abidjan est l'une des plus chères au monde, a estimé jeudi, le ministre ivoirien du Commerce, de l'Artisanat et de la promotion des Petites et moyennes entreprises (Pme), Jean Louis Billon, réitérant, la volonté du gouvernement à lutter contre le « monopole » pour favoriser la création d'emplois.

« En Côte d'Ivoire, il y a 5 millions de jeunes qui ne travaillent pas (…) et ce n'est pas avec le monopole qu'on va créer des emplois », a indiqué le ministre Billon, qui s'exprimait autour du thème « commerce, artisanat, Pme : quels rôle dans la relance économique ? », dans le cadre des rendez-vous du gouvernement initié par le Centre d'information et de communication gouvernementale (Cicg).

Jean-Louis Billon a annoncé à cette occasion que « très bientôt des secteurs vont connaître la concurrence » citant celui de « l'offre électrique ».

Pour le premier responsable du Commerce et de l'Artisanat, il est grand temps de lever les monopoles dans les secteurs concernés afin de permettre l'investissement et par voie de conséquence la création d'emplois et la réduction du coût de la vie. A propos du coût de la vie, M. Billon a soutenu que la « ville d'Abidjan est l'une des plus chères au monde ».

Pour mieux lutter contre ce fléau, le ministère du Commerce entend poursuivre la campagne pour l'affichage des prix afin de contrôler leur évolution. Il ambitionne également de réhabiliter les marchés de gros existants et procéder à la création de huit nouveaux marchés de gros sur l'ensemble du territoire.

Pour agir sur les prix des denrées de première nécessité, le ministre du Commerce a dit proposer la création du Conseil national de lutte contre la vie chère et la dotation de la Commission de la concurrence en moyens adéquats pour la mise en œuvre de ses missions.

A partir de l'année 2014, à en croire Jean-Louis Billon, une bourse du vivrier sera mise en place et les produits concernés seraient l'igname, le sorgho, la banane plantain, le manioc et ses dérivés, le mil, le riz et le maïs.

Les mesures envisagées par le gouvernement ivoirien sont motivées par la situation de la hausse du coût de la vie dont le paroxysme a été atteint à la faveur de la crise postélectorale intervenue entre novembre 2010 et avril 2011 qui a causé plus de 3000 morts et effondré l'économie nationale.

Les autorités ivoiriennes, ayant pris conscience des défis à relever ont joué sur les facteurs de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et le racket, et s'investissent dans les reformes surtout au niveau du climat des affaires.

Les efforts entrepris ont même été reconnus par le rapport Doing Business qui a classé la Côte d'Ivoire dans le top 10 des pays les plus réformateurs au monde.

Après le tour de M. Billon, le ministre ivoirien de la Fonction publique et de la réforme administrative, Gnamien Konan, sera le 5 décembre prochain, à cette même tribune devant la presse nationale et internationale, pour défendre les actions entreprises par son département ministtériel dans le cadre de l'atteinte des objectifs fixés par le gouvernement ivoirien.

JBK/hs/ls/APA


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