Rencontre de Bruxelles / Narcisse N'dri Kouadio (directeur de cabinet de Bédié) explique tout : « La question d'alliance peut être traitée du jour au lendemain »


Le directeur de cabinet du président Henri Konan Bédié est revenu sur les enjeux de la rencontre de Bruxelles
  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 01 août 2019
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Le directeur de cabinet du président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, Henri Konan Bédié était l'invité de la chaîne de télévision française « France 24 ». Pierre Narcisse N'dri Kouadio, par ailleurs porte-parole du Pdci, a répondu aux questions concernant la rencontre du lundi 29 juillet 2019 à Bruxelles entre les deux anciens présidents ivoiriens Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Il a évoqué une probable création d'un front contre le président Alassane Ouattara pour la présidentielle de 2020.

Il y a beaucoup de mystère autour de cette rencontre, il n'y a pas eu de déclaration, on n'a pas eu d'images. Est-ce qu'on peut savoir ce que se sont dit Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ?

Je ne suis pas d'avis avec vous pour dire qu'il y eu un mystère puisque la rencontre a été sanctionnée par un communiqué final. Je pense que le communiqué final résume tout et pour ceux qui savent lire entre les lignes, on dénote que c'est une rencontre fraternelle et les deux anciens chefs de l'État ont pu aborder les grandes questions de la vie de la nation. Donc, soyez rassurés. Il y a eu une préoccupation qui a été formulée et les deux anciens chefs de l'État ont ressenti le besoin d'apporter un éclairage à l'opinion nationale et internationale à travers ce communiqué.

 

Qui est à l'origine de cette rencontre ? Est-ce que c'est l'ancien président Henri Konan Bédié ?

C'est l'expression d'une volonté conjointe des deux anciens chefs d'État.

 

Vous soulignez surtout la réconciliation nationale. Il y a encore du travail, est-ce que, selon vous, il y a eu des progrès qui ont été faits depuis 2011 ?

Des progrès mais très timides et on avait espéré que la réconciliation nationale, dès la mise en place de la Commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr), allait être un élément catalyseur du rapprochement entre les Ivoiriens. Cependant, à ce jour, nous notons, comme le communiqué le laisse transparaître, que des problèmes graves persistent. À savoir le recul des acquis démocratiques, des atteintes aux acquis démocratiques et l'emprisonnement de certains leaders politiques, certains militaires et le maintien en exil de certaines personnalités politiques. C'est autant de choses qui nous préoccupent et, comme vous l'avez indiqué, à l'approche des élections présidentielles de 2020, ces questions méritent d'être rappelées et traitées.

 

On va essayer de lire entre les lignes. Vous disiez dans le texte que les deux présidents disent regretter les atteintes portées contre les acquis démocratiques dans le pays et appellent au respect de l'autonomie de fonctionnement des partis politiques et à la non ingérence du pouvoir exécutif. C'est clairement une attaque coordonnée contre l'actuel président Alassane Ouattara ?

C'est une faiblesse de notre système démocratique qui fait qu'aujourd'hui les partis politiques qui sont là ne bénéficient pas des protections qu'il faut, du point de vue du droit.

 

M. Alassane Ouattara qui est à la tête du pays ?

Je pense que si c'est lui qui est le chef de l'État et qui est garant des institutions, cette question est à son niveau également.

 

(...)

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