Duekoué : Affaire'' Un jeune retrouvé égorgé dans le village de Baoubly'', la tension toujours vive, la gendarmerie repousse des hommes armés
Un notable formel :''On a demandé à nos femmes de fuir avec nos enfants''


Le village de Baoubly, à Duekoué présente toujours des signes de tristesse
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 19 juil. 2019
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24 heures après la découverte du corps sans vie de Doho Martial, dans sa plantation de cacao, et la réaction spontanée de ses proches qui se sont attaqués aux habitations de quelques allogènes, la tension reste toujours vive dans le village de Baoubly. Dans la nuit du mardi 15 Juillet, des individus, armés de fusils de type traditionnel, ont tenté de mettre cette localité à feu et à sang.

" Aux environs de 23 h, des hommes en tenue Dozo (chasseur traditionnel du Nord ; Ndlr) et portant de longs fusils ont été interceptés à l'entrée du village, sur la voie menant à Bangolo. Une fois chez le chef du village, ils ont confié être venus se venger suite à l'incendie de leurs campements. Ils se sont d'abord rendus chez l'infirmer, pour lui demander de sortir du village avec sa famille. Nous avons informé des gendarmes qui sont venus s'interposer. Ils n'ont pas pu désarmer ces hommes qui sont retournés dans la brousse avec leurs fusils. Depuis, c'est la panique et tous ceux qui avaient rejoint le village, sont retournés dans leurs campements ", nous informe O. Serge, un jeune de ce village, le mercredi 17 juillet 2019.

En tout cas, depuis la journée de mardi, ce village présente un visage cadavérique. Les habitations sont toutes closes. Les enfants, prompts à s'attrouper autour des forces de l'ordre, se sont camouflés avec leurs parents dans les campements. "Nous avons conseillé aux femmes d'aller en brousse avec les enfants parce qu'on ne sait pas ce qui peut se passer les nuits", nous confie notre interlocuteur. Les ruelles de ce village sont désertes. Ce village, d'ordinaire bruyant, s'est transformé en un cimetière. " Tout le monde a fui. Nous, nous sommes vieux. On a demandé à nos femmes de fuir avec nos enfants. Si nous mourons, ce n'est pas bien grave parce que nous sommes déjà vieux", nous apprend G. Claude, un notable du chef de village. Ainsi, en petits groupes de 5 ou 6 hommes, des agents de gendarmerie sont assis sous des arbres, en train d'ingurgiter quelques verres de liqueur locale, devisant sur la situation. L'un d'entre eux nous (...)

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