Procès à la CPI / Losseni Fofana cité dans les massacres de Duékoué


(Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: vend. 23 sept. 2016
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Témoignant à visage découvert depuis la reprise du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi) depuis le lundi 19 septembre dernier, Mme Aurélie Fuchs a fini sa déposition le mercredi 21 septembre.

Elle a été ‘'cuisinée'' par l'avocat principal de l'ex-chef de l'Etat, Me Emmanuel Altit, puis par la défense de Charles Blé Goudé. L'avocat de Laurent Gbagbo semblait avoir un seul objectif : jeter le doute sur les rapports produits par l'Organisation des nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Toutes ses questions étaient orientées dans ce sens.

Pendant son contre-interrogatoire, il demande au témoin si « des rapports ont été établis sur les massacres de Duékoué par des groupes rebelles à l'Ouest » (de la Côte d'Ivoire). « Je pense que c'étaient les Fafn (Forces armées des forces nouvelles, ex-rebelles) certainement alliées aux dozos. On a une équipe qui est partie sur place et qui a enquêté dans les régions de Duékoué et Guiglo. Je me rappelle qu'il y avait certains éléments des Fafn épinglés dans les conclusions (d'un rapport), je ne me rappelle pas et il me semble que le rapport est public », répond Aurélie Fuchs. Me Altit demande encore au témoin si elle peut donner un ou plusieurs noms. « Losseni Fofana », lâche-t-elle.

Les questions qui vont suivre sont relatives aux victimes de ces massacres. « Des populations plutôt pro-Gbagbo », indique le témoin. L'expression « populations pro-Gbagbo » va donner lieu à un jeu de mots entre le témoin et Me Altit. L'avocat de Gbagbo veut comprendre ce que recouvre cette expression. Mme Fuchs joue la prudence.

 

« La population était ciblée pour ses préférences politiques… » 

Par exemple, l'avocat cherchera à savoir si en raison de leur ethnie, des personnes étaient considérées comme pro-Gbagbo. Réponse de Mme Fuchs : « La population était ciblée pour ses préférences politiques présumées, mais je ne dirai pas que c'est la vraie raison ». Me Altit revient sur la déposition du témoin devant le procureur. Il souhaite savoir si la source des rapports du témoin, au moment où elle était à la division des droits de l'Homme de l'Onuci, n'était pas de pro-Ouattara.

Etant entendu qu'elle a travaillé avec des Ong locales, selon elle. « Je ne les qualifierai pas de pro-Ouattara. Il y avait des victimes dans les deux cô (...)

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