Face à la presse / Ouattara : « Je pensais qu'Assoa Adou était au Ghana » - « Il n'est pas exclu que je puisse rencontrer les partis politiques si mon calendrier le permet » - « Je ne suis pas en campagne »


Alassane Ouattara s’est adressé à la presse au terme de sa visite d’Etat dans l’Indénié-Djubalin.
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 22 sept. 2015
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Le président Alassane Ouattara a animé -Comme de coutume à la fin des visites d'État- une conférence de presse, le samedi 19 septembre 2015, à la résidence présidentielle d'Abengourou. Les questions de politique nationale et internationale ont notamment été abordées au cours de cette rencontre. (…).

Nous sommes à 36 jours du 25 octobre. Certains de vos adversaires à l'élection présidentielle, réclament un dialogue direct avec vous afin d'aplanir quelques divergences, selon ce qu'ils disent. Êtes-vous favorable à ce dialogue ? Si oui, quand pourrait-il éventuellement avoir lieu ? 

Le dialogue avec l'opposition continue. J'ai indiqué que nous allions reprendre ce dialogue, et nous l'avons repris avec le ministre d'Etat, chargé du dialogue politique, le Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio. Les choses se déroulent bien. Je tiens mes promesses. Bien évidemment, j'aurais moi-même souhaité, à un moment, recevoir les partis politiques dans le cadre du groupe de concertation. Mais, vous avez tous été témoins de mon programme. J'ai dû me déplacer à plusieurs reprises ces temps-ci, pour des obligations internationales. Et, le Premier ministre Jeannot Ahoussou fait du très bon travail. Il continuera de recevoir les partis politiques si besoin en était. Cela n'exclut pas que je puisse le faire si mon calendrier le permet. Dans le cadre de ce dialogue politique, plusieurs points ont été évoqués depuis bientôt 2 ans, même plus. Des progrès considérables ont été faits en matière de libération des prisonniers. Il ne faut pas confondre les personnes responsables de tentative de déstabilisation et ceux que vous appelez les prisonniers politiques. Les responsables  politiques qui étaient détenus en raison  de la crise post-électorale, ont maintenant tous été jugés. Certains sont en liberté. D'autres ont été condamnés. Ceux qui restent en prison sont pour la plupart, des personnes qui ont attaqué des commissariats. Qui ont attaqué des camps militaires ainsi de suite, pendant la période 2011-2012. Ils ont essayé de s'en prendre aux forces de l'ordre. Bien évidemment, ces personnes font l'objet de jugement comme il se doit pour toute personne qui tente de déstabiliser les forces de l'ordre. Je ne me mêle pas des questions de Justice. Mais, je suis heureux de constater que toutes les personnes qui sont responsables des partis politiques, et qui ont été incarcérées ou détenues à l'occasion de la crise post-électorale, sont en liberté. Sauf s'il y a eu des récidives, et que certaines personnes ont été inculpées par rapport à de nouveaux délits. Pour le dégel des comptes politiques, il y a également eu un progrès considérable. Un très grand nombre de comptes ont été dégelés. Pour des comptes qui demeurent gelés, ça attrait aux enquêtes qui sont en cours. Vous savez, on veut construire un Etat de droit. Il faut faire les choses selon le droit. Si une personne a été jugée et n'est pas reconnue comme coupable, il est clair que son compte doit être dégelé aussitôt et, c'est ce que nous faisons. Je ne sais pas s'il reste beaucoup de comptes à dégeler. Mais, en tout cas, si c'est le cas, cela veut dire que c'est dans le cadre des enquêtes en cours et du traitement des dossiers au niveau de la Justice. Sur cela, notez également que de nombreux cadres, qui étaient détenus après la crise post-électorale, qui ont été libérés provisoirement ou définitivement, ont retrouvé leurs postes au niveau de l'administration. Ce sont des choses à noter également. Vous savez, dans beaucoup de pays, des gens comme ça ne sont même pas autorisés à reprendre le travail. Mais, nous les avons autorisés à reprendre leurs fonctions. Je prends comme exemple l'ancien recteur de l'université, l'ancien Premier ministre Aké N'Gbo et d'autres personnes.

 

Monsieur le président,  quelle lecture faites-vous  de la situation qui prévaut au Burkina Faso ?

Nous suivons attentivement la situation au Burkina Faso. Comme vous le savez, deux chefs d'Etat de la Cedeao sont à Ouagadougou depuis hier (vendredi). Ils continuent les discussions avec les nouvelles autorités mais aussi, avec les représentants de la Cedeao, de l'Union africaine, des Nations Unies. Et, je pense que dans la journée ou demain, nous aurons des éléments précis sur les propositions de sortie de crise. Nous tenons beaucoup à la paix au Burkina Faso. Nous voulons des élections apaisées, des élections transparentes, des élections démocratiques. Nous l'avons dit à plusieurs occasions à l'occasion de la visite du président Kafando, le 31 juillet (et) à l'occasion du sommet des chefs d'Etat de la Cedeao qui a eu lieu le samedi 12 septembre à Dakar. Nous avons toujours eu la même position, que tout doit être fait pour que ces élections soient apaisées, et notre position n'a pas changé. Nous souhaitons des élections apaisées, transparentes et démocratiques. 

 

Monsieur le président, à peine vous avez annoncé l'ouverture de l'autoroute Abidjan-Bassam, des voix s'élèvent pour dire que le passage sera payant après l'inauguration. Qu'en est-il réellement ? 

L'autoroute Abidjan-Grand-Bassam payant ou pas, les travaux continuent en réalité pour améliorer un certain nombre de choses notamment l'électrification, l'embellissement, la sécurité. Tout cela va prendre 5 milliards. Donc, ça veut dire que nous sommes prêts à investir davantage pour que ce soit une belle autoroute. Mais ceci étant, pour le moment en tout cas, je vous donne l'assurance que ce ne sera pas payant. Mais cela dépendra bien sur de ce que les experts me diront. Ça ne sera pas payant au moment de l'inauguration en novembre. Cela ne voudrait pas dire que ça ne sera jamais payant. Si nous voulons des routes, des autoroutes, parce que cette autoroute doit continuer jusqu'à Aboisso, ainsi de suite. Alors, si nous voulons faire cela rapidement, peut être qu'à un moment donné, il faudrait l'envisager. Mais pour le moment, ça ne sera pas le cas.

 

Vos adversaires vous accusent de faire campagne avec les moyens de l'Etat. N'ont-ils pas raison, d'autant plus qu'à l'occasion de chaque visite, vous appelez directement les populations à voter pour vous, alors que la période de la campagne n'est pas encore officiellement ouverte ?

Je ne suis pas en campagne. Je vous rappelle que ce que je fais maintenant, je l'ai fait en 2009 et en 2010 avec les moyens du Rassemblement des républicains (Rdr (...)

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