Guillaume Soro bande ses muscles : « Je reprends ma place au RDR, j'étais en mission... » - Aux adversaires politiques : « Nous serons redoutables » - Aux militants du RDR : « Ce n'est pas fini ! »

  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 08 avr. 2015
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Pour un retour dans la lutte politique, c'en était véritablement un. Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale (Pan) de Côte d'Ivoire, comme du temps où il était Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) ou patron des Forces nouvelles (ex-rébellion), a bandé ses muscles, samedi 4 avril 2015, à l'espace In'challah de Koumassi.

C'était à l'occasion de la cérémonie de la réconciliation entre le député Cissé Ibrahima Bacongo et l'ex-maire Adou Assalé, tous deux issus du Rassemblement des Républicains (Rdr), mais qui se sont affrontés aux élections municipales de 2013 à Koumassi, ce qui leur a valu de perdre ces élections. Face à des militants en nombre impressionnant, Guillaume Soro a affirmé son engagement au parti au pouvoir. ''Je reprends ma place au sein du Rdr. J'étais allé en mission pour me battre, j'étais au front. Maintenant que la paix est revenue, je reprends ma place au sein du parti'', a-t-il annoncé sous un tonnerre d'applaudissements. ''Ensemble, nous allons mener le combat politique, nous serons redoutables...Moi, je ne suis pas un homme qui récule, mais qui avance'', a-t-il ajouté, non sans préciser qu'il n'est pas un nouveau venu dans la lutte menée par le Rdr. ''Certains ont l'impression que la lutte commence aujourd'hui. Nous avons traversé des moments difficiles. Il y a vait une époque où il fallait être courageux pour se déclarer militant Rdr. On avait honte de dire qu'on est Rdr. Aujourd'hui, je suis heureux, tout le monde veut être Rdr. Le rôle de chacun, c'est de faire en sorte que les idéaux du Rdr soient compris et reçus par toute la nation'', a-t-il soutenu.

Par ailleurs, le successeur de Mamadou Koulibaly à la tête du Parlement ivoirien a expliqué pourquoi il s'est engagé, à l'époque, dans la lutte politique. ''En 2000, en revenant de Cocody, j'ai été arrêté par un jeune soldat qui m'a demandé ma carte nationale d'identité (Cni). Je n'avais pas ma Cni-moi qui, quelques années avant, avait dirigé le plus grand syndicat estudiantin du pays-tout simplement à cause des turpitudes de l'administration. Ce jeune soldat m'a mené la vie dure, parce que je m'appelais Soro. J'ai compris alors qu'il fallait équilibrer le rapport des forces. Face donc à la terreur, nous n'avions d'autre choix que d'équilibrer les rapports de force'', a-t-il relaté. S'adressant directement aux militants de sa formation politique, le numéro 2 ivoirien a dit comprendre leurs griefs contre les responsables du Rdr. Toutefois, il leur a demandé de ne pas se tromper de combat et d'être patients.

 

Appel à la vigilance et à la mobilisation

''On ne peut pas vous oublier. Ne pensez pas un seul instant que le président Alassane Ouattara vous a oubliés... Mais dans la lutte pour la démocratie, il n'y a pas de place pour la frustration. Ne vous laissez pas distraire car ce combat nécessite beaucoup de courage. Beaucoup tenteront de vous décourager. Ne les écoutez pas, car quand on décide de s'engager dans une lutt (...)

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