Adéquation Formation-Emploi : Les propositions d'un conseiller de Ouattara - « Pour 9700 jeunes diplômés, 2000 emplois disponibles »

  • Source: L'Inter
  • Date: sam. 28 mars 2015
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En marge des Assises de la Jeunesse Abidjan 2015, le Dr Diawara Adama, conseiller à la présidence de la République, chargé de l'Éducation, de la formation et de la recherche scientifique, a animé en 10 mn, le mercredi 25 mars 2015, une courte communication au cours d'un panel intitulé: «Formation et emploi des jeunes en Afrique: Regards croisés».

«Le système éducation-formation est le socle du développement. Ce constat est aujourd’hui admis par tous. En effet, pour se développer, toute nation a obligatoirement besoin de ressources humaines de qualité, en nombre suffisant. Dans un passé récent, certains partenaires au développement soutenaient que l’essentiel pour l’Afrique, c’est le développement de l’éducation de base, qui va du CP1 à la 3e, niveau minimum requis pour savoir lire et écrire de façon irréversible (en Côte d’Ivoire et probablement dans plusieurs autres pays africains). Pour eux, l’enseignement supérieur était à la limite, un luxe pour l’Afrique. Aujourd’hui, pratiquement tout le monde s’accorde à dire qu’au-delà d’une éducation de base accessible à tous les enfants en âge d’être scolarisés (6 à 15 ans, hors redoublement) et d’une formation professionnelle dynamique et efficace, l’Afrique a besoin d’un enseignement supérieur de qualité, c’est-à-dire un enseignement supérieur dont les rendements interne (taux de réussite aux examens) et externe (taux d’accès à l’emploi) sont élevés. Malheureusement, aujourd’hui, la grande majorité des universités africaines ont des rendements internes et/ou externes bas voire médiocres», fera savoir Dr Diawara, avant de préciser: «Les deux exemples suivants, relatifs aux universités ivoiriennes, illustrent éloquemment cela: Sur 239 étudiants officiellement autorisés à s’inscrire en PC1 (1ère année de Physique-Chimie) en 1999-2000 à l’Université de Cocody, seul 7 (soit 2,93%) ont obtenu leur maîtrise sans aucun redoublement. Imaginez le gaspillage des ressources publiques et l’engorgement du système d’enseignement universitaire que cela engendre». Ce constat fait, le conseiller à l’Éducation du président Ouattara assénera aux jeunes présents: «Selon le rapport d’état du système éducatif ivoirien de 2002, pour 9.700 jeunes diplômés du supérieur, le nombre d’emplois de cadres disponibles n’était que de 2.000 (même en ajoutant les emplois intermédiaires, on ne parvenait qu'à 5.000 emplois disponibles). Cela pose l’épineux problème de l’inadéquation formation-emploi qui caractérise le système d’enseignement supérieur africain: pendant que des milliers de diplômés d’université sont au chômage, les entreprises locales recherchent désespérément certaines compétences».

Que faire alors face à cela? Pour le Dr Adama Diawara, «le caractère alarmant de ces deux indicateurs est lié au principal défaut structurel du système d’enseignement supérieur africain : une explosion du nombre d’étudiants (les effectifs étudiants en Afrique subsaharienne sont passés de 200.000 à 4,5 millions entre 1970 et 2008, selon un rapport de la Banque Mondiale), dans un contexte de faible augmentation voire de stagnation des ressources étatiques allouées au sous-secteur. Ce qui contribue à diminuer le coût unitaire de f (...)

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