Procès des pro-Gbagbo / Simone Gbagbo : « La crise est née du refus de Ouattara de respecter la décision du peuple »


Simone Gbagbo, à son arrivée au Palais de Justice hier lundi 23 février.
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 25 fév. 2015
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Poursuivie pour ''atteinte à la défense nationale'' pendant la crise post-électorale, Mme Simone Gbagbo, 66 ans, a comparu hier, lundi 23 février, devant la Cour d'Assises d'Abidjan.

S'exprimant pour la première fois en public depuis le 11 avril 2011, l'ex-Première dame est apparue décontractée et très souriante. Comme au premier jour du procès, ouvert le 26 décembre 2014, elle a été acclamée par ses partisans à son arrivée dans la salle d'audience, comble, du Palais de justice d'Abidjan, peu avant 11 H, accompagnée de ses avocats, Mes Rodrigue Dadjé et Habiba Touré avant de s'installer dans le box des accusés.

On pouvait remarquer la présence de plusieurs cadres du Fpi dont Alphonse Douati, Sokoury Bohui, Odette Lorougnon, Michel Gbagbo, Ettien Amoikon, le gouverneur Dakoury Tabley, Kuyo Téa, etc. Sanglée dans une robe en pagne à motifs vert et marron, c'est dans une position assise que l'ancienne députée d'Abobo a dit ''sa part de vérité'' sur la crise post-électorale, notamment l'élection présidentielle de 2010, la prise du pouvoir par Ouattara, les conditions de son arrestation, la certification de Choï, etc ; «Laurent Gbagbo est le vainqueur des présidentielles 2010. Alassane Ouattara n'a jamais été élu en Côte d'Ivoire. Il est président de la Côte d'Ivoire actuellement, c'est un état de fait. Le Conseil constitutionnel n'a jamais proclamé Ouattara président de la République. Je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu'on me reproche», a déclaré l'ex-Première dame à la Cour présidée par le magistrat Tahirou Dembélé, ajoutant avoir ‘'suivi la décision du Conseil constitutionnel''. ‘'Si on s'y était tenu, il n'y aurait pas de crise. Si nous-mêmes Ivoiriens ne respectons pas notre Conseil constitutionnel, qui va le respecter ?'', s'est interrogée la prévenue, relevant qu'à aucun moment, «la certification ne donnait le pouvoir à Choi (alors Représentant spécial de l'Onu en Côte d'Ivoire) de donner les résultats» des élections. «Il ne faut pas que nous piétinions notre souveraineté nationale», a défendu Simone Gbagbo. «Le rôle de l'Onu ne saurait être substitué aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne les différentes aspects du processus électoral mais vient se greffer aux prérogatives, mentionne le Conseil de sécurité de l'Onu'' a cité Mme Gbagbo à la barre. «La crise post-électorale est née du refus de respecter le choix du peuple ivoirien et la décision du Conseil constitutionnel», a-t-elle indiqué.

 

« De quoi Sarkozy se mêle-t-il ? »

La France, dont l'armée est intervenue au cours de la crise post-électorale contre les forces loyales à Laurent Gbagbo, avant la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, a été également visée particulièrement par la prévenue. «De quoi le président Sarkozy se mêle-t-il?», s'interroge l'ex-Première dame, dénonçant «l'ingérence des autorités françaises». «Tout cela était prémédité si l'on en croît le président Sarkozy lui-même», a-t-elledit, avant de le citer à travers un ouvrage. «Quand je vois le soin que j'ai mis à intervenir en Côte d'Ivoire (...). J'ai sorti Gbagbo et on a installé Ouattara », précise-t-elle.

Mme Gbagbo poursuit pour dire que l'armée française a "bombardé la résidence présidenti (...)

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