Dans son cybercafé, Siaka Ouattara enchaîne les saisies sur son ordinateur tout en coordonnant le travail de son équipe. Un quotidien bien éloigné de ses débuts, lorsqu'il gérait son activité depuis une simple cabine de quartier.
Formé au lycée scientifique de Yamoussoukro puis titulaire d’un BTS, il s'est retrouvé confronté aux difficultés d'insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Faute d'embauche, il décide de se lancer à son compte avec les moyens du bord : une cabine téléphonique pour proposer des transferts d'unités et des services informels.
Pour développer son affaire, l'obstacle reste l'accès au financement. Inscrit sur la plateforme de l’Agence Emploi Jeunes, il sollicite un fonds d'appui aux activités génératrices de revenus. L'obtention de ce prêt marque un tournant dans son parcours.
L'aide financière lui permet d'abandonner son installation précaire pour louer un véritable local commercial. L'activité s'agrandit et nécessite du renfort . Deux salariés rejoignent la structure, l'un à plein temps et l'autre à temps partiel pour gérer les pics d'affluence.
« Grâce au financement, nous avons pu structurer notre business. Nous avons pris un local bien plus spacieux. » explique t’il .
Aujourd'hui marié et père d'un enfant, Siaka Ouattara parvient à vivre de son commerce, à verser les salaires de ses employés et à prendre en charge les dépenses de son foyer.
« En tout cas, on arrive à vivre de ça. J’arrive aussi à payer mes employés [...] j’arrive à payer ma maison, j’arrive à m’occuper de ma famille. »
Son parcours s'inscrit dans le cadre du Programme Jeunesse du Gouvernement (PJGOUV), dont les actions ont touché 1,6 million de jeunes en 2024. Une illustration concrète du rôle de l’accompagnement de l’Etat dans l'insertion des jeunes diplômés.
CICG
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