Pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, l’État mise notamment sur l’auto-emploi et l’accompagnement à la création d’activités. À travers la phase 3 du Projet d’Emploi Jeunes et de Développement des Compétences (PEJEDEC), cette politique prend forme sur le terrain avec des jeunes accompagnés dans leurs projets.
À 21 ans, Abi Coulibaly a choisi l’agriculture maraîchère. Bénéficiaire du PEJEDEC, avec l’appui de l’Agence Emploi Jeunes, elle a bénéficié d’une subvention dans le cadre du C2D3 pour développer son activité sur une parcelle léguée par son défunt grand-père.
Après ses études, la jeune femme souhaitait se lancer dans une activité qui lui permettrait également de contribuer aux besoins de sa famille. C’est en entendant parler du programme à la radio qu’elle s’est rapprochée de l’Agence Emploi Jeunes. Son projet a alors été accompagné et structuré avant de bénéficier du financement.
Aujourd’hui, Abi cultive notamment le piment, la tomate et l’aubergine. Grâce au financement reçu dans le cadre du programme, elle a pu renforcer les moyens nécessaires au développement de son activité. « L’eau était vraiment un problème. Grace au financement j’ai pu acheter une motopompe et creuser deux puits. Ça m’a beaucoup aidée pour pouvoir continuer à produire. » confie t-elle .
Une dynamique que la jeune agricultrice souhaite désormais accélérer. Pour la suite, elle ambitionne de développer davantage son exploitation et de sécuriser durablement son accès à l’eau.
« Je veux devenir une grande dans le domaine de l’agriculture. Mon prochain objectif, c’est d’avoir un forage sur le site pour avoir de l’eau en permanence et pouvoir produire dans de meilleures conditions. »
Mais l’appui ne se limite pas au financement. Sur le terrain, les bénéficiaires font l’objet d’un suivi régulier pour les accompagner dans la mise en œuvre et le développement de leurs activités.
Abdoulaye Kouamé , encadreur ICI pour la phase 3 du PEJEDEC , effectue ainsi des passages réguliers sur son exploitation.
Un suivi qui lui permet d’apprécier concrètement l’évolution de son activité, mais aussi sa capacité à appliquer les enseignements reçus.
« Nous passons généralement une fois par semaine, en raison de quatre fois dans le mois. Ce qui me rend fier chez elle, c’est son sérieux. Elle tient ses cahiers de vente et de recettes, elle note ce qu’elle fait et ce qu’elle gagne. Cela nous permet aussi de voir si elle maîtrise réellement la gestion de son activité. »
À travers le PEJEDEC, l’État entend ainsi faire de l’accès à l’emploi et à l’auto-emploi des leviers d’autonomisation des jeunes. Dans sa phase 3, le programme cible 119 000 jeunes bénéficiaires directs, pour un financement de 75 milliards de FCFA.
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