L’École Supérieure Africaine des Technologies de l’Information et de la Communication (ESATIC) a officiellement lancé, ce mercredi 20 mai 2026 à Abidjan, la première édition du Colloque Scientifique sur les Technologies de l’Information et de la Communication (CoSTIC 2026), placé sous le thème : « Le numérique au service du développement durable en Afrique ».
Durant trois jours, chercheurs, universitaires, experts du numérique, étudiants, industriels et décideurs venus d’Afrique et d’Europe échangeront autour des défis et opportunités de la transformation digitale sur le continent.
Cette cérémonie d’ouverture a surtout été marquée par des interventions fortes des responsables scientifiques et académiques engagés dans cette initiative.
Le président du comité scientifique du CoSTIC 2026, le Professeur Adama Coulibaly, a salué l’intérêt exceptionnel suscité par cette première édition. Il a révélé que plus de 650 soumissions scientifiques ont été enregistrées, pour seulement 82 communications retenues après un processus d’évaluation conduit par des experts de plusieurs institutions et pays.
Selon lui, cette forte mobilisation démontre l’intérêt croissant de la communauté scientifique pour les enjeux liés aux technologies numériques et au développement durable en Afrique.
« Le COSTIC est né d’une ambition claire : créer un espace scientifique de référence dédié à la réflexion, à la production de connaissances et au partage d’innovations autour des technologies numériques et de leur impact sur le développement de nos sociétés », a-t-il déclaré.
Le directeur de l’Institut de Recherche en Mathématiques (IRMA) de l’Université Félix Houphouët-Boigny a également souligné que cette rencontre vise à promouvoir la recherche et l’innovation dans les TIC, renforcer les collaborations scientifiques régionales et internationales, tout en valorisant les travaux des jeunes chercheurs et doctorants.

De son côté, le Directeur Général de l’ESATIC et Président du Comité d’Organisation du CoSTIC 2026, le Professeur Adama Konaté, a insisté sur l’importance de cette plateforme scientifique pour le rayonnement technologique du continent.
Il a exprimé sa reconnaissance envers les chercheurs, partenaires, enseignants, étudiants et professionnels mobilisés autour de cette initiative, avant de réaffirmer la volonté du CoSTIC de contribuer activement au développement scientifique et technologique de l’Afrique.
L’ouverture officielle du colloque a été marquée par un panel inaugural de haut niveau consacré à des enjeux structurants de la transformation digitale en Afrique.

Ce panel, centré sur les infrastructures numériques, la connectivité et la gouvernance des TIC, a permis aux experts d’aborder plusieurs problématiques majeures, notamment : le déficit d’infrastructures numériques dans certaines zones du continent, les défis liés à la connectivité et à l’accès équitable à Internet, la modernisation des réseaux de télécommunications, les enjeux de régulation et de gouvernance du secteur numérique, la nécessité de politiques publiques adaptées pour accélérer la transformation digitale.
Les intervenants ont insisté sur le fait que la réussite de la transition numérique en Afrique dépend fortement de la qualité des infrastructures et de la capacité des États à mettre en place des cadres réglementaires solides et inclusifs.
En plus du panel inaugural, les discussions ont également mis en lumière un second axe majeur autour de l’innovation technologique et des compétences numériques.
Ce panel a permis d’explorer l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers du futur, le rôle du Big Data dans la prise de décision et la gestion des données, la transformation digitale des entreprises et des administrations publiques, les opportunités d’emploi dans l’économie numérique, l’importance du développement des compétences digitales chez les jeunes
Les experts ont souligné que l’Afrique dispose d’un fort potentiel de croissance dans le numérique, à condition d’investir massivement dans la formation et l’accompagnement des jeunes talents.
Les travaux du colloque porteront notamment sur plusieurs thématiques stratégiques de l’Industrie 4.0, parmi lesquelles l’intelligence artificielle, le Big Data, la cybersécurité, les infrastructures numériques, les télécommunications, les systèmes intelligents ainsi que la gouvernance des TIC.
Avec la participation de plus de 15 pays, le CoSTIC 2026 ambitionne de devenir un rendez-vous scientifique majeur capable de renforcer les synergies entre universités, entreprises et institutions, tout en positionnant la Côte d’Ivoire comme un acteur clé de l’innovation numérique en Afrique.
Université Félix Houphouët-Boigny digital service numériques entreprises don Abidjan Afrique innovation production communication État jeunes TIC étudiants Adama Coulibaly Côte d’Ivoire Europe Internet cybersécurité emploi développement formation permis

