Abidjan, le 10 avril 2026- Lors de la présentation du 3ème rapport continental sur les apprentissages fondamentaux en Afrique intitulé "Pleins Feux" (Spotlight) et du rapport national, les partenaires de l'éducation, à travers la voix du commissaire à l'Éducation, aux Sciences, à la Technologie et à l'Innovation (STI) de l'Union africaine (UA), Gaspard Banyankimbona, ont félicité la Côte d'Ivoire pour les avancées significatives enregistrées en matière d'apprentissages fondamentaux.
Le secrétaire exécutif de l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA), Albert Nsengiyumva, la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène N’Garnim-Ganga, le représentant-résident de l’UNICEF, Jean François Basse et le représentant-résident de l’UNESCO, Omar Diop étaient présents à cette rencontre.
« Selon le 3ème rapport lui-même, la République de Côte d'Ivoire illustre, de manière éloquente, le potentiel transformateur et les volontés politiques affirmées. Les réformes engagées, les investissements consentis et les résultats obtenus témoignent d'un engagement résolu en faveur d'une éducation de qualité pour tous. Cette expérience nationale constitue une source d'inspiration précieuse pour l'ensemble du continent. Elle rappelle que des avancées significatives sont possibles lorsque les politiques publiques s'inscrivent dans la durée, la cohérence et la responsabilité », s’est félicité Gaspard Banyankimbona.
Il a lancé, à cette tribune, un appel à l'ensemble des États membres et partenaires : « Premièrement, un appel à renforcer l'engagement politique au plus haut niveau en faveur de l'apprentissage fondamental. Deuxièmement, un appel à consolider la gouvernance des systèmes éducatifs notamment à travers une articulation efficace entre les niveaux central et déconcentré. Troisièmement, un appel à investir dans le développement des leaderships éducatifs compétents, responsables. Car effectivement, investir dans le leadership éducatif, c'est investir dans la transformation de nos systèmes éducatifs et au-delà , dans l'avenir même de notre continent ».
Intervenu par vidéo, le directeur du Rapport mondial du Suivi de l’éducation du Global Education Monitoring Report, Antoninis Manos a affirmé que « la Côte d'Ivoire est l'un des rares pays d'Afrique à avoir résolu le problème de la disponibilité des manuels scolaires ».
Selon Mme Tua Foimapafisi, chercheure au Rapport mondial de Suivi de l'Éducation (GEM) à l’UNESCO, ce 3ème rapport continental a mené une enquête entre 50 et 60 écoles primaires dans chacun des cinq pays choisis (chaque pays représentant une région du continent : Nord, Sud, Est, Ouest et Centre) : Côte d’Ivoire, Cameroun, Maroc, Kenya et Zimbabwe.
« En Côte d’Ivoire sur 60 écoles primaires enquêtées dans quatre Directions régionales, un plus de la moitié des directeurs d'école font des visites de classe », a révélé Mme Tua Foimapafisi.
Il faut noter que ce rapport a porté sur le rôle des directeurs d'écoles, des autorités éducatives locales et des parents et des communautés qui sont tous des acteurs clés participant à la promotion des apprentissages fondamentaux. Il a été réalisé en partenariat avec l’UNESCO, l’UA, le Rapport GEM et le Centre africain pour le Leadership scolaire (ACSL).
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