Retour de Gbagbo : Adjoumani (RDHP) note « des actes de défiance, de provocation et de bravade » contre le président Ouattara et son Gouvernement


Le ministre d'Etat, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du RHDP
  • Source: linfodrome.com
  • Date: lun. 07 juin 2021
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Dans une note dont Linfodrome a reçu copie, ce dimanche 6 juin 2021, le ministre d'Etat, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du RHDP, a réagi à l'accueil populaire que les militants du FPI pro-Gbagbo entendent réserver à l'ex-chef de l'Etat dont le retour est prévu pour le jeudi 17 juin 2021, à Abidjan.

LA REACTION DU PORTE-PAROLE PRINCIPAL DU RHDP

Le retour de l'ex président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, si l'on en croit ses partisans, ne serait désormais plus qu'une question de jours. Ce dénouement ardemment désiré par ses partisans a été en réalité rendu possible grâce à la volonté clairement exprimée du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, qui a décidé de s'inscrire résolument sur la voie de la réconciliation nationale et de la consolidation de la paix depuis sa prise de fonction en 2011.

En effet, au lendemain de l'acquittement de Messieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le Président Alassane Ouattara avait publiquement déclaré que les deux ex-pensionnaires de la CPI étaient libres de rentrer en Côte d'Ivoire quand ils le souhaitaient. Mieux, le Chef de l'Etat allait instruire le Gouvernement du Premier Ministre Patrick Achi, à l'effet de prendre toutes les dispositions utiles, afin de garantir un retour apaisé, sécurisé et confortable à M. Laurent Gbagbo et à sa famille.

Depuis lors, le Gouvernement a agi en droite ligne des orientations de SEM Alassane Ouattara, Président de la République, pour faire sauter tous les verrous susceptibles d'obstruer le chemin du retour de l'ex-président sur sa terre natale. Car, il ne faut pas oublier que M. Laurent Gbagbo a fait l'objet d'une condamnation à 20 ans de prison, pour des faits avérés de détournement de fonds publics.

Ainsi, alors que l'on était fondé à attendre des partisans de M. Laurent Gbagbo des manifestations de gratitude et de reconnaissance, l'on note plutôt avec regret des actes de défiance, de provocation et de bravade contre le Président de la République et son Gouvernement.

En effet, au mépris de la douleur encore vive des victimes de la crise post-électorale qui continuent de réclamer à cor et à cri réparation et justice et malgré l'interpellation publique des gardiens de notre tradition réunis au sein de la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels, le FPI-GOR veut organiser vaille que vaille un accueil triomphal à M. Gbagbo.

Et pour cette raison et cette raison seulement, certains partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo fraîchement rentrés d'exil par la seule et unique volonté de paix du Chef de l'Etat sont prêts à engager une nouvelle épreuve de force et entraîner le pays dans une nouvelle ère de tensions et de violences. La polémique fait rage, les partisans de Gbagbo font la sourde oreille, le FPI-GOR pousse ses militants à braver l'autorité de l'Etat clamant qu'il est inadmissible que M. Laurent Gbagbo rentre en catimini, parce que par le passé M. Laurent Gbagbo alors Président de la République aurait autorisé un accueil populaire à M. Alassane Ouattara et que de ce fait il serait normal que ce dernier lui renvoie l'ascenseur.

Par devoir de mémoire et de vérité, il convient de rappeler à ce propos qu'en novembre 2001, lorsqu'ils entraient en Côte d'Ivoire pour participer au Forum de la Réconciliation nationale, à l'invitation du Gouvernement FPI d'alors, le Président Alassane Ouattara tout comme le Président Henri Konan Bédié avaient eu droit à un accueil populaire de la part de leurs partisans. Mais le 26 janvier 2006, lorsque le Président Alassane Ouattara regagnait de nouveau son pays pour prendre sa place dans l'échiquier politique, les militants du RDR qui avaient voulu lui réserver un accueil à la dimension de l'espoir qu'ils plaçaient en leur champion avaient vécu l'enfer. Ils ont été proprement molestés et dispersés par une soldatesque aux ordres de M. Laurent Gbagbo, comme le rapporte le Journal Le Monde dans son édition en ligne du 26 janvier 2006. Il ne faut donc (...)

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