Politique

Rébellion ivoirienne : 15 ans après, Soro demande pardon aux populations de Duékoué
Son émissaire : « Soro a reconnu son tort, vous devez lui pardonner »
« Il faut libérer tous les prisonniers politiques pour avoir la paix »

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Pour Konaté Zié, la paix en Côte d'Ivoire passe par la libération des prisonniers de la crise post-électorale, y compris Laurent Gbagbo

Au moment où la grande famille des Houphouëtistes se mobilisait à Daoukro pour célébrer l'an 3 de l'appel de Daoukro aux côtés du président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, le dimanche 17 septembre dernier, lui, il a choisi d'aller à l'ouest pour lancer un message fort.

Konaté Zié Coulibaly, un des lieutenants sûrs du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, répondait à l'invitation des populations de la localité de Pona-Ouinlo, dans le département de Duékoue, le samedi 16 septembre 2017.

L'ancien député de Yopougon, connu pour son franc-parler et son verbe incisif, a mis le pied dans le plat de ce qui peut être considéré comme un souvenir très amer, voire douloureux, du peuple contre son mentor et ses hommes. Sans réveiller les vieux démons, relativement au lourd tribut que ce peuple a payé durant les heures chaudes de l'ex-rébellion et de la crise post-électorale en 2010 – 2011, Konaté Zié a fait le déplacement, la main dans le cœur, pour traduire le pardon de Guillaume Soro à ses hôtes du jour. « Votre fils, Guillaume Soro, me demande de vous dire pardon. Pardon pour toutes les blessures que vous avez subies. Il me dit de vous dire qu'il a été un acteur clé de la crise qui a secoué notre pays. Pour cela, il vous demande pardon ». L'ex-parlementaire ne ménagera aucun moyen à sa disposition pour tenter de convaincre son auditoire de la sincérité de ses propos. Il usera même des jeux d'alliance pour demander la clémence de l'ancien leader des ex-Forces nouvelles. « Celui qui a hote de demander pardon, c'est qu'il a choisi le diable. A l'ouest, vous êtes l'allié des Sénoufos. Soro Guillaume a reconnu qu'il ne devrait pas faire palabre avec vous. Il a reconnu son tort. Vous devez lui pardonner », a clamé Konaté Zié Coulibaly. Qui a appelé à tourner dos aux diviseurs pour construire la nouvelle Côte d'Ivoire« On a beau se fâcher, on ne réveillera jamais nos morts. La solution n'est donc pas de se venger, mais de se regarder avec les larmes dans les yeux et se dire pardon ». Selon ce proche de Guillaume Soro, si la Côte d'Ivoire a réussi à surmonter les crises du Sanwi et du Guébié, il n'est pas impossible qu'elle puisse se surpasser à nouveau après les affres de la récente crise. « Si quelqu'un vous dit pardon et que vous le lapider, ce n'est pas celui qui viendra avec une épée que vous allez embrasser.(...) La guerre n'est pas une fatalité », a souligné le cadre membre de l'Union des Soroïstes.

Dans la dynamique de la réconciliation et de la restauration de la cohésion sociale choisie par Guillaume Soro comme nouveau combat, Konaté Zié Coulibaly a axé un pan important de son discours sur la libération des prisonniers de la crise post-électorale de 2011. Il a traduit, à cet effet, l'option du président de l'Assemblée nationale favorable à une décrispation précédée de l'élargissement de tous les détenus de cette crise. « Le président Soro, estime que pour que les Ivoiriens se parlent, il faut libé (...)

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