Inculpation des chefs militaires FRCI : Panique et grosse frayeur dans le camp Ouattara
Des soldats : « C'est une bombe à retardement »
Ce que risque le chef de l'Etat


(Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: vend. 10 juil. 2015
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8 chefs militaires, et non des moindres, des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), soupçonnés de crimes perpétrés durant la crise post-électorale, devraient répondre devant la justice ivoirienne.

Des noms sont même dévoilés, notamment le puissant patron de la célèbre compagnie '' Guépard '' de l'ex-rébellion, Chérif Ousmane, actuellement chef du Groupement de sécurité du président de la République (Gspr), le charismatique commandant du Bataillon de sécurité de l'Ouest (Bso), Losseni Fofana dit '' Loss '', qui a fait parler de lui pendant la bataille de Duekoué.

A côté de ces chefs militaires pro-Ouattara, l'on cite aussi le redouté commandant de l'ex-Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) sous l'ancien régime dirigé par Laurent Gbagbo, le général Guiai Bi Poin. Ils devraient, avec bien d'autres chefs militaires, avoir leur tour de passage devant les juges ivoiriens pour s'expliquer. Décision obtenue au forceps ou simple procédure judiciaire qui suit son cours normal ? Difficile de qualifier. Toujours est-il que les résultats de l'enquête menée par la défunte Commission nationale d'enquête (Cne) avaient épinglé ces soldats comme d'auteurs de crimes graves commis pendant la bataille pour le contrôle du pouvoir en 2011.

De l'avis de certains observateurs de la vie politique en Côte d'Ivoire, ces inculpations n'auront pas que des effets adoucissants pour le régime en place. A environ trois mois de la très attendue élection présidentielle de 2015, pour laquelle le président sortant, Alassane Ouattara, met les bouchées doubles pour rempiler, cet état de fait peut paraître embarrassant, voire handicapant. Encore plus à une période où la Côte d'Ivoire est menacée par des organisations terroristes du Nord, et pour laquelle les militaires sont en alerte maximale. Cela pourrait avoir comme un effet de démobilisation et de démotivation pour les soldats appelés à défendre la patrie. Des sources militaires jointes, hier, sont d'ailleurs formelles pour dire que l'annonce de l'inculpation de ces chefs militaires n'insère pas un climat de sérénité au sein de la grande muette. Selon ces sources, cela fait beaucoup de bruit, les hommes sont inquiets. Des interrogations circulent sur les lèvres. « Chacun sait ce qu'il a fait. On se souvient des crimes commis et on se demande : '' Après Chérif, Loss et autres, à qui le tour ? », indiquent-elles. Surtout qu'une source judiciaire qui s'est confiée à l'Afp, apprend que '' dès cette semaine (celle en cours, ndlr), d'autres (inculpations) suivront '', et quand Me Patrick Baudouin, président de la Fédération internationale des droits de l'Homme (Fidh), note qu'il est question '' d'une vingtaine d'inculpations '' de pro-Ouattara et de pro-Gbagbo. « Depuis cette affaire, la division, qui existait au sein de l'armée, s'est accrue. Les uns rient du malheur des autres. Nous sommes divisés. On ne parle plus le même langage et chacun est rangé derrière son chef. Il n'y a pas de solidarité. Les éléments de ceux qui sont inculpés sont en colère et inquiets, pendant que les autres rient sous cape. C'est une vraie bombe à retardement. La seule chance actuellement, c'est que Ouattara est au pouvoir, mais après ça sera très difficile à gérer », peste un militaire, qui craint fortement l'après 2020. « Quand j'ai appris cette nouvelle, cela a gâché ma journée. Si ce n'était pas ceux là (Chérif Ousmane, Losseni Fofana, ndlr), nous serions tous morts aujourd'hui. J'esp&eg (...)

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