Procès des pro-Gbagbo / Bro Grébé se déchaîne à la barre : « J'ai les preuves que mon candidat a bien gagné les élections » - « La justice divine va frapper... »


Geneviève Bro Grébé n'y est pas allée de main morte à la barre. (Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: jeu. 19 fév. 2015
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On se serait cru à un meeting politique. Poursuivie avec plusieurs autres proches de Laurent Gbagbo dans le cadre d'un procès en Assises, Géneviève Bro Grébé, ex-leader des femmes patriotes s'est lâchée à la barre, le mardi 17 février 2015.

Devant la cour présidée par le juge Dembélé Tahirou, l'ex-ministre des Sports a clamé son innocence en ce qui concerne les faits poursuivis. Vêtue d'une longue robe de couleur bleue nuit, l'ex-militante du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) n'a montré aucun signe d'inquiétude au moment de sa comparution débutée peu avant 11 h. Bro Grébé a même « taclé » sans chausser de gants la justice ivoirienne. « Je ne peux pas me reconnaître de ces allégations que je trouve farfelues. Aujourd'hui, on veut falsifier l'histoire de mon pays en traitant les victimes de bourreaux. Mais, la justice divine va frapper dans ce pays », a-t-elle déclaré. L'ex-pensionnaire de la prison de Katiola a même exprimé un certain ras-le-bol face aux accusations d'atteinte à la sûreté de l'Etat, de rébellion, de constitution de bandes armées retenues contre elle. « Trop c'est trop. Monsieur le président, on ne peut pas tuer les Ivoiriens et me coller ça sur le dos. Je suis une victime », s'est-t-elle plainte.Pour ce qui est de sa conduite durant la période la crise post-électorale, Géneviève Bro Grébé a indiqué avoir, en compagnie des femmes patriotes, « manifester les mains nues », contrairement à ceux qui, selon elle, « égorgent les gendarmes la nuit ». « C'est mon devoir de défendre mon pays bec et ongles. Si c'était à refaire, je le referai (…). Je demeure sereine et stoïque », a-t-elle notamment indiqué.

Sur la question de l'élection présidentielle de 2010, l'accusée a affirmé mordicus que Laurent Gbagbo, son candidat a remporté le scrutin. « J'ai les preuves que mon candidat a bien gagné les élections ». Cependant, malgré cette certitude, elle a expliqué à la Cour avoir mené des démarches afin d'aboutir à une issue négociée de la crise. « La seule solution pour laquelle j'ai milité était le recomptage des voix qui était plus démocratique, moins meurtrier (…). Quand il y a eu le 2ème tour, j'ai appelé madame Coffie Léopoldine qui était une responsable des femmes Rhdp (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix, Ndlr). Je n'ai jamais eu ce rendez-vous. C'est pour vous dire que nous étions dans une dynamique de paix », a-t-elle informé. Le rôle joué par les forces impartiales (Onuci et Licorne) dans l'issue de la crise a également été évoquée par l'ancienne ministre. Mme Bro Grébé a exprimé son ressentiment vis-à-vis de la France, notamment. « J'ai surestimé la grande France des droits de l'homme. Je n'ai pas imaginé que la grande France pouvait donner l'ordre de bombarder la résidence. Je n (...)

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