Ouest de la Côte d'Ivoire / Col. Oulata Gaoudi, député RDR, craque : ''Le spectre d'une 2ème rébellion plane...''


Les Wê ont l'impression que ce sont de véritables colonies de peuplement qui s'installent à l'Ouest, selon le député de Bangolo
  • Source: L'Inter
  • Date: lun. 12 mai 2014
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Cela se dit tirer la sonnette d'alarme. Le député Rdr de Bangolo et officier de l'armée à la retraite Oulatta Gaoudi Pierre a alerté, samedi dernier, l'opinion et plus particulièrement le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, sur les risques d'une «rébellion» à l'Ouest si des mesures vigoureuses n'étaient pas prises pour régler la question de la terre.

« (…) Nous apprenons que dans le Mont Peko, plus généralement dans les parcs nationaux, dans les forêts classées, il y a une invasion massive et illégale de populations venues d'ailleurs, notamment du Burkina Faso. Ce sont, à plus de 90%, des gens qui occupent illégalement les forêts. Les ont le sentiment profond de ne plus être chez eux, sur leurs terres», a affirmé le député Oulatta Gaoudi Pierre. L'élu recevait un groupe restreint de journalistes, dans un espace privé de Cocody-les 2 Plateaux.

Il a estimé que la situation, telle qu'elle se présent, aujourd'hui en pays wê, pouvait constituer un terreau fertile à une action de déstabilisation à l'échelle nationale. Des mercenaires pouvant proposer leur aide aux autochtones en vue de récupérer les terres. «Il plane sur l'Ouest le spectre d'une deuxième rébellion. Je ne veux pas qu'il y ait une deuxième rébellion. Nous ne voulons pas de cela à l'Ouest», a signifié Oulatta Gaoudi Pierre, président de la Commission défense et sécurité à l'Assemblée nationale.

Il a insisté sur la condition de ses parents, évoquant un peuple «réduit à l'indigence et à l'esclavage». «Ils estiment qu'on les exproprie, on les dépossède», a avancé l'ancien attaché de Défense ivoirienne à Washington. «Ils (les autochtones , ndlr) ne peuvent pas le dire, parce qu'ils ont peur. Ils se disent: ce gouvernement laisse les Burkinabé venir nous envahir. Ils font état de cars qui arrivent du Burkina Faso, tous les lundis, parfois tous les jeudis. Quand on vient les descendre, ils rentrent dans les forêts», a fait valoir le député de Bangolo sous-préfecture. «Les ont l'impression que ce sont de véritables colonies de peuplement qui s'installent. Ils s'inquiètent», a rapporté l'élu. Il a indiqué qu'en tant que «soldat», il avait le devoir «d'anticiper»; en tant que député, il se devait d'être le «porte-voix» des populations. «Il faut rétablir le peuple wê dans ses droits coutumiers, dans sa dignité. Il ne va pas prendre les armes pour sa dignité. Je ne le veux pas. Nous voulons que ce problème soit posé de façon nationale. Ce problème qui t (...)

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