Tentatives de coup d'Etat, atteinte à la sureté de l'Etat, insécurité,... / Hamed Bakayoko hier sur RTI1 : ''Nous seront intraitables contre les déstabilisateurs''

  • Source: Le Patriote
  • Date: vend. 28 juin 2013
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Une véritable mise au point. C'est ainsi que l'on peut qualifier l'intervention du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, hier. Invité sur le plateau de RTI1, Hamed Bakayoko, comme à son habitude, n'a pas usé de la langue de bois.

Le ministre chargé de la sécurité en Côte d'Ivoire, avec des mots bien choisis, a tenu à faire comprendre à tous ceux qui pensent encore déstabiliser la Côte d'Ivoire d'arrêter de rêver. « Le temps des coups d'Etat, c'est fini », a martelé le premier sécurocrate ivoirien.

Pour étayer ses propos, il a cité le cas du Mali. Pour lui, la marche du monde actuel ne permet plus de tels scénarios « Nous serons intraitables face aux déstabilisateurs et sur la question de la stabilité du pays. Quelque soient vos rangs, si vous êtes cités en lien avec les agents de la déstabilisation, nous allons faire face », a prévenu le ministre Hamed Bakayoko.

Comme pour appuyer ce qu'il dit, le ministre Hamed Bakayoko a autorisé à la RTI1 à diffuser des éléments audiovisuels où on voit le commandant Jean-Noël Abéhi en train de lire une déclaration filmée dans l'optique d'une prise de pouvoir par les armes avant son arrestation à Accra. Dans cet élément vidéo, on voit l'ancien commandant de l'escadron blindé de la gendarmerie pousser les populations à prendre « des machettes, des pierres, etc. » pour faire barrage, a-t-il dit, à l'injustice. Pire, dans sa déclaration, le commandant Abéhi annonce la dissolution de toutes les institutions de la République etc. Bref un véritable classique des pronunciamientos dignes de l'âge d'or des putschs.

Mais chose pathétique, on voit après le même Jean-Noël Abéhi se fondre en excuses et demander pardon pour son acte dans un autre élément filmé daté du 19 mai dernier dans lequel il cite nommément Stéphane Kipré, gendre de l'ancien Chef de l'Etat, comme un des financiers du coup qu'il préparait. « On s'est trop battu. Il est temps que nous nous mettions ensemble ».

Malgré ce repenti, le ministre de l'Intérieur s'est voulu clair : « Il est vrai que ces déclarations sont belles. Mais la justice fera son travail ». Le ministre d'Etat s'est également prononcé sur d'autres sujets d'actualité. S'agissant de la réconciliation nationale, il a rappelé que cela n'exclut pas les poursuites contre tous ceux qui s'attaqueront à la Côte d'Ivoire.

Sur la question de la « justice des vainqueurs », le premier flic de Côte d'Ivoire a rétorqué ceci : « Je préfère la justice des vainqueurs au cimetière des vaincus ». Car, selon lui, si c'était Laurent Gbagbo qui avait pris le dessus, ils ne seraient là, lui et les autres membres du gouvernement, en train de parler devant la caméra. « Rose Doudou Guéi, le général Robert Guéi, le Dr Bénoit Dacoury-Tabley et les autres n'ont pas eu cette chance d'être jugés. Alors qu'on respecte la douleur des parents des victimes », a-t-il asséné en substance.

Pour ce qui concerne la recrudescence du racket et des mauvais comportements dans la police, le ministre de l'Intérieur a reconnu que certes beaucoup reste encore à faire, mais il a réussi à faire baisser le racket de 40%, faire condamner plus de 221 personnes dans le cadre de la lutte contre ce fléau et réduire de façon drastique les barrages sur toute l'étendue du territoire national. Toutefois, au niveau des comportements malheureux dans la police, le ministre a été catégorique : « Nous allons sanctionner des commissaires dans les commissariats où les populations se plaignent d'un mauvais accueil ».

Pour le ministre Hamed Bakayoko, il est temps que les Ivoiriens changent de mentalité, car le temps de l'impunité est terminé. Pour lui, il faut éduquer aussi la société par la justice en luttant contre l'impunité.

Pour l'affaire Jean-Louis Billon qu'il a longtemps hésitée à aborder, le ministre Bakayoko a tout simplement déclaré qu' « on ne peut être dans une équipe et jouer contre elle ». Pour lui, le ministre Billon, qui est mal placé pour parler dans cette affaire de l'octroi du deuxième terminal à containers au groupe Bolloré, car étant partie du dossier, doit être cohérent. Tout comme dans sa démarche politique. Hamed Bakayoko a plutôt demandé à son collègue du gouvernement de se concentrer sur la question de la cherté de la vie où il peut être plus utile aux Ivoiriens.

Sur ce sujet, le collaborateur du président Alassane Ouattara a expliqué que c'est sur la durée que les choses vont s'arranger. Avant de demander aux Ivoiriens de se mettre sérieusement au travail. Car, à ses yeux, c'est par le travail qu'ils pourront s'assumer.

Pour terminer, le ministre Hamed Bakayoko s'est prononcé sur l'alliance des Houphouétistes. Il a plaidé pour la pérennisation du RHDP, gage de consensus et de stabilité pour lui en Côte d'Ivoire. « Je milite pour que le RHDP se consolide pour soutenir la croissance et le travail qui se font actuellement », a défendu l'invité de RTI1.

Jean-Claude Coulibaly








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