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Politique

Nelson Mandela, « la lutte finale »

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L'Afrique du Sud s'attend au décès imminent de son ancien président, hospitalisé dans un état critique. À son chevet, sa famille se dispute quant au lieu de son inhumation.

Les Sud-Africains attendent la fin avec appréhension, ce mercredi. De nombreux anonymes se pressent devant un mémorial improvisé sur le mur du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria, où Nelson Mandela a été admis en urgence le 8 juin. Avalanche de posters, petits mots, lâcher de colombes, fleurs, drapeaux, ballons et prières. Plus personne ne se fait d'illusion sur le décès imminent de l'ancien président. « Que ta bénédiction repose sur Madiba (son nom de clan, NDLR) maintenant et à jamais. Donne-lui, nous te prions, une nuit calme et une fin paisible et parfaite », a prié l'archevêque du Cap, venu soutenir la famille mardi soir.

Le quotidien populaire Daily Sun a titré de son côté « La lutte finale ». Un hommage au combat mené par le premier président noir de l'Afrique du Sud, contre le régime ségrégationniste de l'apartheid. Une lutte à laquelle les problèmes pulmonaires à répétition du père de la nation sud-africaine sont probablement liés, séquelles d'une tuberculose contractée pendant les vingt-sept années passées dans les prisons du régime raciste. Ce week-end, l'état de Nelson Mandela s'était aggravé et est depuis décrit comme « critique » mais « stable » par les médecins et par l'actuel président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma.

Le site de l'inhumation fait débat

Nelson Mandela avait d'ores et déjà indiqué qu'il souhaitait être enterré dans le village de Qunu, au sud du pays, là où il dit avoir passé les plus belles années de son enfance. Une pelle mécanique y aurait d'ailleurs été livrée, mardi après-midi, et des jardiniers s'affaireraient sur une colline proche de la résidence de l'homme de 95 ans, sur ce qui pourrait être le site de sa tombe. Mais son petit-fils, Mandla, souhaiterait quant à lui que la dépouille soit emmenée à Mvezo, le village natal de Nelson Mandela, 30 kilomètres plus loin, où les corps de ses trois enfants avaient été transférés en 2011. Aucun membre de la famille n'a souhaité faire de commentaire sur le sujet.

À l'origine réservées à la famille, les visites se sont multipliées à l'hôpital ces deux derniers jours. Ministres, chargés de santé ou anciens chefs d'État ont pu se rendre au chevet de l'ancien leader. Des aînés du clan royal des Thembus, auquel appartient Nelson Mandela, doivent aussi se rendre à son chevet mercredi. « Ils veulent rendre visite à Tata (père, une formule de respect, NDLR) et voir ce qu'il convient de faire », a indiiqué un chef traditionnel, qui ajoute que cette délégation devrait discuter de « questions délicates ».


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