La réintégration, une perche pour les étudiants non-inscrits à l'Université FHB d'Abidjan

  • Source: APA
  • Date: jeu. 05 sept. 2019
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La réintégration s'offre comme une perche pour les étudiants non-inscrits à l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, la plus grande du pays, une approche réfutée par la plupart des étudiants qui craignent de perdre l'année académique 2017-2018.

« Nous lançons un appel à tous les non-inscrits de suivre la voie de la réintégration pour reprendre les études là où ils les ont abandonnées », a déclaré mercredi le vice-président de l'Université Houphouët-Boigny, chargé des enseignements, la pédagogie et la vie universitaire, Affian Kouadio, face à la presse.

Peu avant la conférence de presse, tenue à la salle du Conseil de la présidence de l'Université Félix Houphouët-Boigny, plus d'une centaine d'étudiants non-inscrits, regroupés sur l'esplanade de la présidence, ont scandé « on veut s'inscrire ».   

Un Collectif des non-inscrits, dirigé par Martin Zéba, dénonce un « horizon obscurci » pour « plus de 5 000 étudiants qui n'ont pas pu s'inscrire dans le délai prescrit par la scolarité centrale au titre de l'année académique 2017-2018 ».

« Pour nous (cette année universitaire) n'existe même pas » et est « nulle et de nul effet », a dit M. Affian Kouadio, indiquant que la période de réintégration a été communiquée et pour les étudiants de médecine, «ca partait jusqu'au 21 juin 2019 ».

Concernant les autres facultés, ajoutera-t-il, « je pense qu'on va pouvoir le faire au nom de la paix parce que tout compte fait un pays ne vaut que par la valeur de ses ressources humaines, de sorte que tous ceux qui aspirent à se former, nous n'allons pas les rejeter ». 

« On a ouvert toujours, on peut encore leur donner un temps pour venir se déclarer pour pouvoir les prendre en charge au niveau où ils ont abandonné leurs études, parce que pour nous, ce qu'ils ont fait n'est pas reconnu », a-t-il poursuivi.

« La réintégration consiste à dire comme vous avez la volonté de faire des études, on ne veut pas vous jeter dans la rue, on va venir vous accepter dans notre base de données » en faisant des enseignements à hauteur de l'année où l'étudiant n'a pas pu s'inscrire » , a-t-il précisé. 

Martin Zéba, le porte-parole du Collectif des étudiants non-inscrits, a soutenu lundi dernier que plusieurs étudiants en sont victimes à cause de « la lourdeur administrative ». En outre, les différentes facultés ne finissent pas à la même période mais la scolarité centrale lance les inscriptions. 

Interrogé sur le campus, parmi les étudiants manifestants, Bohoussou Kouakou, de la faculté d'histoire, en Master 2 de recherche, avoue n'avoir pas pu payer 60 000 Fcfa d'inscription par ce qu'il n'a pas eu d'argent à temps.

Il déplore que plusieurs aient été confrontés par la « lourdeur administrative avec les procès-verbaux qui n'arrivent pas à temps », pendant que les inscriptions s'y déroulent, ce qui a fait que la majorité des étudiants n'a pas pu s'inscrire.

« La réintégration ne nous arrange pas, c'est annuler l'année pour les non-inscrits, parce que la réintégration s (...)

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