Une semaine après les événements de Béoumi / Sidi Touré à propos des civils armés : « Aucune arme de guerre n'a été utilisée, il ne faut pas qu'on joue à se faire peur »


Sidi Touré, porte-parole du gouvernement, a annoncé la prise en charge par l'État des frais médicaux de toutes les personnes blessées lors de ces affrontements.
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 24 mai 2019
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Le gouvernement vient de rendre le bilan actualisé des affrontements inter-communautaires survenus mercredi 15 et jeudi 16 mai 2019 à Béoumi. Selon son porte-parole, Sidi Touré, ces événements ont débouché sur 11 morts, 108 blessés, 300 déplacés et d'importants dégâts matériels.

« Le bilan actualisé le 20 mai 2019 fait état de 11 personnes décédées, 108 personnes blessées, 300 personnes déplacées et d'importants dégâts matériels», a annoncé Sidi Tiémoko Touré hier, mercredi 22 mai 2019, au palais présidentiel à Abidjan-Plateau, au terme d'un conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. A l'origine de ces affrontements, une altercation survenue entre un conducteur de moto-taxi d'origine baoulé et un chauffeur de mini car d'origine malinké. «En vue de ramener la paix et la cohésion sociale entre les différentes communautés, le Conseil a décidé de maintenir pour une durée de deux semaines les unités des forces de sécurité déployées dans le département de Béoumi», a fait savoir M. Touré, soulignant que le gouvernement condamne «avec fermeté» ces violences.

Poursuivant, le ministre de la Communication et des Médias a annoncé la prise en charge par l'État, des frais médicaux de toutes les personnes blessées lors de ces affrontements, le convoyage des dons de vivres et non-vivres aux personnes déplacées et l'assistance aux familles qui ont perdu un membre ainsi qu'aux personnes ayant vu leurs biens détruits.

Dans une déclaration commune mardi 21 mai 2019, les groupes parlementaires Pdci, Rassemblement et Vox Populi ont déploré les événements de Béoumi. Ils ont appelé le gouvernement à se «pencher sérieusement» sur la question sécuritaire du pays. Ils ont également condamné ces affrontements où «des armes lourdes, des armes de guerre ont été utilisées par une partie des protagonistes». Ce qui, selon les parlementaires, pose « le problème crucial du désarmement » sur l'ensemble du pays. Car, avant Béoumi, ont-ils expliqué, une dizaine de localités ivoiriennes a été le théâtre de ces affrontements avec souvent, « l'utilisation d'armes lourdes».

En réponse à ces déclarations, le porte-parole du gouvernement s'est voulu rassurant. « Tous les rapports de police ne mentionne pas d'armes automatiques ou armes de guerre. Il s'agit exclusivement des fusils de chasse traditionnels de calibre 12 qui ont été utilisés lors de ces affrontements. Aucune arme de guerre n'a été utilisée », a insisté M. Touré. Devant l'insistance des hommes de presse, le ministre a persisté : «Il n'y a pas des armes partout. Ponctuellement, quelques armes ont été observées dans le cadre de cette crise. On peut être tenté de vouloir s'alarmer. C'est la suite d'incivilité constatée de part et d'autre». Dans la foulée, il a lancé un appel à l'attention de tous les citoyens pour que les uns et (...)

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