17 ans après la rébellion ivoirienne, Soro : « Pourquoi je demande pardon », ce qu'il dit à Ouattara, Bédié et Gbagbo

  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 15 mars 2019
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Guillaume Soro a donné le sens du pardon qu'il prône, depuis un moment, face aux populations du Bafing qu'il a croisé, ce jeudi 14 mars 2019, à son domicile.

Pour la première fois, Guillaume Soro a donné le sens du pardon qu’il prône ces dernières années pour la réconciliation et la restauration de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. L’ex-président de l’Assemblée nationale contraint à la démission a longuement expliqué cet engagement aux populations du Bafing venues lui témoigner leur soutien chez lui à Abidjan. « Pourquoi je demande pardon ? », a interrogé l’ancien Premier ministre ivoirien, qui situe son pardon à trois niveaux. Le premier, à un niveau purement spirituel. « Dans le coran, il est écrit que le pardon vient de Dieu. C’est de la même façon que c’est écrit dans la Bible. Quand tu fais quelque chose, il faut demander pardon. Donc, mon premier pardon est au sens spirituel du mot. Parce que le pardon grandit, apaise les cœurs, vient de Dieu et apporte l’amour. C’est pourquoi je demande pardon, à tous les Ivoiriens, à ceux à qui j’ai pu faire quelque chose ».

La deuxième raison de son pardonGuillaume Soro l’intitule le « pardon de responsabilité ». A ce niveau, il interpelle tous les acteurs politiques ivoiriens à qui il impute la responsabilité de la guerre que la Côte d’Ivoire a connue. « Nous les hommes politiques-là, il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Moi, j’étais dedans aussi. Donc, je ne peux pas dire que je n’ai rien fait. Nous tous, qui étions acteurs politiques, on a fait quelque chose. C’est pourquoi, nous les acteurs politiques, on doit demander pardon aux Ivoiriens. Alassane, Gbagbo, Bédié doivent demander pardon, moi-même aussi. C’est pourquoi comme je suis le plus jeune, j’ai commencé à demander pardon le premier ». Pour l’ancien chef de la rébellion ivoirienne, la guerre ne vient pas comme la pluie. S’il y a eu la guerre dans un pay (...)

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