Cinq (5) mois après sa disparition à Bouaké, Diakité Aboudou (Cellule 39) se signale depuis la MACA : Il livre des secrets, accuse et parle de Soro et de Soul To Soul

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mar. 06 mars 2018
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La dernière fois qu’on a eu de ses nouvelles, c’était en début du mois de novembre passé quand un de ses camarades a joint notre rédaction pour annoncer la disparition de Diakité Aboudou, vice-président de la Cellule 39 de Bouaké. Cinq mois après, on en sait un peu plus sur le sort de cet ex-combattant démobilisé qui réclame, avec des camarades, des primes au pouvoir en place.

Diakité Aboudou est détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) d’où, il a pu nous adresser un signal via un tiers. L’homme, par l’intermédiaire de ce tiers, est revenu sur son arrestation survenue, à l’en croire, le 1ernovembre 2017, à 18h15. Le  vice-président de la Cellule 39 cite nommément le lieutenant Amoudé Traoré du Centre de Coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) comme étant l’officier qui a procédé à son arrestation alors qu’il sortait d’une prière, à Bouaké. Ce dernier aurait été dissuadé de l’humilier, selon lui, par un autre compagnon dans l’ex-rébellion, du nom de Karamoko Seydou. Karamoko Seydou, qui serait l’aide de camp de l’ancien Commandant de zone de Bouaké, Chérif Ousmane, aurait demandé à Amoudé, de ni le frapper, ni faire prendre des photos à l’ex-combattant en disgrâce avec le pouvoir en place.

Toujours, à en croire notre source, Diakité Aboudou raconte qu’il a été transféré, sous ordre d’un membre influent du gouvernement, à Yamoussoukro. D’où il a été transmis à un détachement d’éléments du Ccdo venus d’Abidjan pour le chercher et le conduire, cagoule sur la tête, à la Direction de Surveillance du territoire (Dst). Pendant 28 jours, l’ex-combattant dit être resté menotté au violon de la Dst où il passera au total 2 mois et 9 jours avant d’être déféré à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) le 19 janvier 2018.

A la Maca, Diakité Aboudou a eu droit à deux visites du juge qui lui a signifié ses chefs d’accusation. A savoir qu’il a porté ‘’atteinte à la sûreté de l’Etat’’. Des faits dans lesquels, le vice-président de la Cellule 39, qui a fait bloquer par deux fois les corridors de Bouaké, dit ne pas se reconnaitre. Car, ses camarades et lui réclameraient ce qui leur reviendrait de droit, conformément aux prescriptions des accords politiques de sortie de crise de Ouagadougou en 2007.

Aussi, Diakité Aboudou se refuserait-il à demander pardon, même au péril de sa vie, pour sa libération. Car, il estime, avec ses camarades, avoir fait (...)

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