Situation socio-politique : Des ex-combattants menacent et défient le pouvoir depuis l'Ouest
Julien Kessé, porte-parole de la cellule 39 du Tonkpi : « Nous allons affronter Ouattara nos cercueils sur la tête »

  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 07 déc. 2017
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La relative accalmie que connaît la situation socio-politique en Côte d'Ivoire risque d'être à nouveau perturbée. Des ex-combattants de la crise ivoirienne, issus des ex-zones dites Centre-nord-ouest (Cno), font planer encore des menaces sur le pays. Ces ex-combattants démobilisés, qui réclament des primes, à l'instar des soldats qui s'étaient mutinés de janvier en mai dernier, ont décidé de se faire entendre. Ils ont donné jusqu'à ce vendredi 8 décembre prochain pour que leurs préoccupations soient prises en compte, au risque de paralyser les ex-zones Cno qui porte sur toute la moitié nord de la Côte d'Ivoire. L'information a été livré ce mercredi 6 décembre 2017 par les concernés, eux-mêmes, qui se réclament de la Cellule 39 de la région du Tonkpi. Une alerte à prendre très au sérieux, vu leton qu'ils y mettent.

Ces démobilisés mécontents ont tenu, en effet, un conclave au sein de leur siège au quartier Thérèse de Man, à l'issue duquel ils ont pris la décision de fixer un ultimatum aux dirigeants ivoiriens.

Pour Julien Kessé, le porte-parole du groupe, après deux ans de négociations sans suite favorable avec le pouvoir, l'heure n'est plus au dialogue. Ses amis et lui comptent désormais passer à l'action pour se faire entendre par le gouvernement. Sans sourciller, ils ont annoncé leur détermination à faire face à n'importe quelle situation pour réclamer ce qu'ils estiment être leur droit. « Si le président Ouattara veut, qu'il sorte tout l'arsenal de guerres pour contre-carrer notre mouvement, mais nous allons montrer que c'est le combat que nous avons fait qui l'a mis au pouvoir », défient, à la limite, Julien Kessé, encouragé par de nombreux camarades qui ont pris d'assaut leur quartier général. « Nous allons affronter Ouattara avec nos cercueil, car chacun de nous ne sait pas s'il peut revenir en famille. Si ça commence à partir du 8 décembre nous allons continuer jusqu'à la fin d'année. Il n'y aura plus de fête dans notre zone», menace ouvertement le porte-parole de la Cellule 39 de Man, qui pousse l'audace jusqu'à demander aux populations de la région du Tonkpi de faire d&e (...)

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