Évoquant l'ex chef de l'état ivoirien, à la barre / Sam l'Africain craque et fond en larmes : « Gbagbo n'est pas un criminel ! »
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Sam l'Africain n'est pas au bout de ses peines. Le contre-interrogatoire de la défense, qui débute aujourd'hui, pourrait être encore plus éprouvant pour lui.
  • Source: Soir Info
  • Date: jeu. 10 mars 2016
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Au troisième jour de son audition dans le prétoire, Sam Mohamed Jichi, le premier témoin à charge ayant refusé la cagoule, n'a pas supporté la pression, mercredi 9 mars 2016.

Il a craqué et fondu en larmes. Sanglé dans un grand boubou basin riche, de couleur rouge, Sam l'Africain a plaidé en faveur de Laurent Gbagbo, l'ex-président ivoirien, en procès à la Cour pénale internationale (Cpi). Malgré le fait qu'il soit un témoin de l'accusation, il a déclaré : « Laurent Gbagbo n'est pas un criminel ». « Il y a eu la crise, c'est vrai, il y a eu des morts, mais ce n'était pas planifié. C'est dans le désordre que tout cela est arrivé », a déclaré Sam l'Africain. Présentant Laurent Gbagbo son « père », il a parlé des bienfaits de l'homme, surtout à son endroit. Il a raconté comment Laurent Gbagbo a secouru sa mère, alors qu'elle venait de faire une crise cardiaque.. Le témoin a expliqué à la barre du juge Cuno Tarfusser que l'ex-président ivoirien était un homme de grand cœur. « Ce que Laurent Gbagbo a fait pour moi, je ne vais pas l'oublier jusqu'à ma mort. Nous étions en voyage à Bondoukou. On mangeait à la table du président Gbagbo quand j'ai reçu un coup de fil de mon frère qui m'a annoncé que ma mère était mal, et qu'elle venait de faire une crise cardiaque. Elle était obèse. Je n'ai pas voulu informer le président mais il a vite su dans mon comportement, que quelque chose n'allait pas. Quand je lui ai expliqué ce qui se passait, il a ordonné à son médecin, Dr Blé (Christophe), de prendre une ambulance pour secourir ma mère. Il s'est occupé d'elle. (...) », a-t-il expliqué, en larmes. Il était étreint pas la douleur. Ses paroles à peine compréhensibles. Il s'est mis debout, parlait très vite en faisant de grands gestes. Finalement, selon lui, sa mère est morte dans ses bras. « Ma mère m'a dit de ne jamais abandonner le président Gbagbo. Je ne peux pas abandonner le président Gbagbo. Kadhafi a été tué, il n'y a rien eu. Ils pouvaient aussi tuer le président Gbagbo, et puis il n'y aurait rien, mais Dieu merci, il est en vie. C'est tout un système, la loi des forts, et c'est à ça que nous avons affaire », a martelé le témoin. Pour lui, tous les Ivoiriens sont victimes de la politique. Il a dédouané Laurent Gbagbo quant aux décisions et autres actes qui ont été perpétrés, et pour lesquels il est poursuivi à la Cpi. « C'est dans le désordre que cela est arrivé. Je souhaite qu'on recentre le débat de la crise. Est ce que Laurent Gbagbo n'a pas pris la bonne décision au moment opportun ? Parce qu'on combattait la France, l'Onu. Il est arrivé un moment où on ne pouvait plus. On a tous vu le danger venir. Même Blé Goudé a vu, et on s'est retiré pour que Alassane Ouattara vienne prendre la place », a- (...)

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