Le gouvernement ivoirien affirme ''ne pas avoir connaissance'' d'un mandat d'arrêt international contre Blaise Compaoré


(Photo d'archives)
  • Source: aa.com.tr
  • Date: mer. 23 déc. 2015
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Le gouvernement ivoirien a affirmé, mercredi, ne pas avoir connaissance d'un mandat d'arrêt international contre l'ancien président burkinabé Blaise Compaoré, en réaction à certaines voix de l'opposition et de la société civile exigeant son extradition.

«La Côte d'Ivoire n'a pas connaissance d'un mandat d'arrêt contre le président Blaise Compaoré », a déclaré le porte-parole du gouvernement ivoirien Bruno Koné à la presse, à l'issue d'un conseil des ministres, mercredi à Abidjan

Cette réaction intervient deux jours, après que la justice burkinabè ait affirmé, lundi, avoir émis un mandat d'arrêt international contre l'ancien président Blaise Compaoré le 4 décembre dernier, en relation avec l'assassinat de Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso (4 août 1983 – 15 octobre 1987). L'intéressé vit en Côte d'Ivoire depuis son renversement par un mouvement de la rue, l'année dernière.

Pour leur part, des partis d'opposition ivoiriens et la Ligue des droits de l'homme avaient appelé le gouvernement à extrader l'ancien président Burkinabé, Blaise Compaoré, pour jeter la lumière sur la vérité de l'assassinat de Sankara.

« Le président Blaise Compaoré devrait pouvoir aller répondre de ses actes, dans son pays, pour qu'il y ait manifestation de la vérité», avait déclaré à Anadolu le porte-parole de la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme, Kouamé Adjoumani.

Des parti de l'opposition dont le CRI-Panafricain et le Front populaire ivoirien « FPI », avaient également abondé dans le même sens, exigeant l'extradition de Compaoré, d'après des déclarations de certains responsables des deux partis à Anadolu.

« Le CRI-Panafricain encourage et félicite les nouvelles autorités burkinabés pour cette noble décision courageuse prise afin de faire comparaitre M. Blaise Compaoré devant les tribunaux burkinabés. Le CRI-Panafricain déplore et condamne avec la dernière énergie la présence de M. Blaise Compaoré en terre ivoirienne alors qu'il est frappé par un mandat d'arrêt international», avait égrené le président du CRI, Abel Naki  dans un communiqué transmis à Anadolu.

 Côté FPI, la Secrétaire générale et porte-Parole du FPI, Agnès Monnet, avait apporté son grain de sel: «Blaise Compaoré ne peut pas s'en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d'Ivoire».

Interrogée, mardi, par des médias français, la veuve de l'ex-président burkinabé Thomas Sankara a souhaité que le Chef de l'Etat  ivoirien Alassane Ouattara permettait à «son ami » Blaise Compaoré de revenir dans son pays pour comparaître devant la justice.




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