Exclusif / Nord ivoirien : Un dangereux suspect arrêté
Il joue au sourd-muet et livre plusieurs heures de combat avec les populations


Les populations de Kassiongo ont permis l'arrestation d'un dangereux suspect. (Photo d'archives pour illustrer l'article)
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 15 déc. 2015
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Les strictes recommandations des autorités ivoiriennes aux populations, dans le cadre de la lutte contre les djihadistes, ont été appliquées à la lettre à Kassiongo.

C'est une localité située à 17 km de la sous préfecture de Diawala (préfecture de Ouangolodougou, région du Tchologo) sur l'axe non bitumé menant à Korhogo (nord ivoirien). Dans ce village, les populations ont appréhendé, dans la soirée du mercredi 9 décembre 2015, un suspect. Cet homme, qui se nommerait Koné Ali, ressortissant d'un pays frontalier de la Côte d'Ivoire, est arrivé à Kassiongo, quelques jours avant son arrestation. Une fois dans ce village, il s'installe, selon nos sources, à la mosquée. Mais, il a des attitudes et habitudes pour le moins suspectes. Quand les musulmans arrivent à la mosquée, il en sort. Et, quand ils finissent de prier, c'est là que Koné Ali y retourne. Cette façon de faire, pousse des villageois à s'approcher de lui. Erreur ! Le suspect fait montre de ses talents de karatéka. Comme pour démontrer qu'il peut défier le japonais Funakoshi Gichin (1869-1957),  père du karaté moderne, Koné Ali met Ko, en une fraction de secondes, ceux qui ont… osé l'importuner. Les autres villageois, qui ont suivi la scène, se déchaînent immédiatement sur lui. Ils volent au secours de leurs « frères ». Mais « l'hôte » encombrant ne se laisse pas faire. Il oppose une farouche résistance à la population de Kassiongo. En tout cas, tous ceux qui tentent de l'arrêter sont royalement… servis par des musclés coups de pied et de poing. Face à cette résistance, on fait intervenir les chasseurs traditionnels appelés dozos. Ce sont eux, aidés par d'autres personnes, qui réussissent à maîtriser Koné Ali non sans difficultés. Comme ce n'était pas facile de le prendre, une personne a  recours à une corde. Il la noue et la lance en direction du « karatéka ». Comme on fait pour maîtriser une bête sauvage. C'est ce stratagème qui réussit à venir à bout de l'intrépide Koné Ali. Toutefois, le « combat » aura duré des heures. Certaines sources locales parlent de deux heures (19 h à 21 h), mais d'autres disent que l'affrontement a fait près de 4 heures. « Nous avons eu recours à des pr (...)

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