Politique nationale / Des révélations sur les rapports entre l'Église catholique et le pouvoir
De Gbagbo à Ouattara, ce qui a changé


(Photo d'archives pour illustrer l'article)
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 25 nov. 2015
  • Visites: 2766
  • Commentaires: 0
Longtemps réputée proche de l'ancien président Laurent Gbagbo, l'Église de Côte d'Ivoire se garde désormais d'entretenir des relations trop proches avec le pouvoir.

A Abobo, l'une des dix communes d'Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, les catholiques se retrouvent à l'église Saint-Philippe. Pendant la crise qui a suivi la première élection, en 2010, du musulman Alassane Ouattara à la présidence de la République, ce quartier populaire n'a pas été épargné par la violence entre les communautés. Cinq ans après, les traces de ces moments difficiles ne sont plus visibles à l'œil nu. En ce dimanche d'octobre 2015, veille du premier tour de l'élection présidentielle qui débouchera sur l'élection du même Alassane Ouattara pour un second mandat, les fidèles se pressent à l'église. Mais, loin de dire pour qui voter, loin de s'immiscer dans le débat politique, le P. Serge Lorougnon propose, dans son homélie, une méditation sur le thème de la réconciliation. S'appuyant sur la parabole du fils prodigue, le curé explique : « Nous nous reconnaissons dans le fils aîné et dans le fils cadet. Je voudrais vous inviter à vous reconnaître dans la figure du père. Savons-nous pardonner comme le père de cette parabole a su le faire pour ses enfants ? »

 

Une campagne présidentielle apaisée 

Le prêtre encourage ensuite ses paroissiens à faire leur devoir de citoyens dans cet état d'esprit. Pendant la prière universelle, la communauté prie ensuite pour que le processus électoral se déroule dans la paix et la sérénité. Au même moment, l'archevêque d'Abidjan, le cardinal Jean-Pierre Kutwa, lance un appel en faveur d'un scrutin calme et paisible. Savoir pardonner, ne pas être dans le ressentiment, aller voter, prier pour une élection apaisée… voilà ce que l'on pouvait entendre en public de la part des membres du clergé catholique, à l'occasion de la campagne présidentielle, à la fin octobre en Côte d'Ivoire.

 

« Une grande discrétion » de la part de l'Église

« C'était bien différent de la campagne de 2010 », note Christian Bouquet, auteur de Côte d'Ivoire, Le désespoir de Kourouma et professeur à l'université Bordeaux-Montaigne. « Il y a cinq ans, l'&Eacut (...)



Lire la suite sur L'Inter


Laurent Gbagbo Alassane Ouattara Lorougnon Côte d'Ivoire Abidjan Abobo élection présidentielle réconciliation



Educarriere sur Facebook