Abidjan, le 27 mars 2026- Au cours de la 14ème Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui a ouvert officiellement ses portes, le jeudi 26 mars 2026, à Yaoundé, au Cameroun, la délégation ivoirienne, par la voix du ministre du Commerce de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a plaidé pour "plus d'équité dans le commerce en faveur des agriculteurs".
"L'agriculture est un secteur vital pour les économies africaines. Mon pays exprime une préoccupation face à l'absence de progrès dans les négociations. Il faut éliminer les pratiques qui faussent les échanges agricoles et pénalisent injustement les producteurs", a insisté Ibrahim Kalil Konaté.
Pour la Côte d’Ivoire, a poursuivi le ministre, le développement doit être au cœur de la réforme en vue "d'un système commercial plus égalitaire et plus profitable à tous".
"Le pays appelle à une mise en œuvre effective des mandats existants, et ce, pour corriger les déséquilibres persistants, en particulier dans le domaine de l'agriculture", a-t-il ajouté.
Selon le ministre Konaté, il est également essentiel que les pays en développement et les pays les moins avancés disposent d'une marge de politique suffisante pour leur transformation structurelle et aussi pour "accroître leur productivité et renforcer leur compétitivité".
Concernant le domaine du commerce électronique, thématique centrale des assises, la partie ivoirienne a noté comme prioritaires les préoccupations des pays en développement, "notamment en matière de mobilisation des recettes fiscales, de renforcement des capacités numériques et d'intégration dans l'écosystème numérique mondial".
"Cela doit être pleinement pris en compte", a affirmé le ministre.
Par ailleurs, il s'est félicité de l'initiative conjointe OMC et Banque mondiale "de faire du numérique un catalyseur du développement".
La Côte d'Ivoire s'est également réjouie de l'Accord sur la facilitation de l'investissement pour le Développement. Tout en réaffirmant son soutien à l'incorporation de cet instrument dans le cadre juridique de l'OMC", vu son potentiel à "promouvoir un environnement d'investissement plus transparent, prévisible et attractif".
Plusieurs autres voix, dont celles de l’Union européenne ou de la Chine, appelant "à s'unir et garder le cap pour soutenir un système commercial multilatéral fondé sur des règles, ainsi qu'à s'opposer aux actes d'unilatéralisme et de protectionnisme", ont été également entendues.
De nombreux pays ont insisté sur l'importance de maintenir un traitement spécial qui octroie plus de souplesse aux pays en développement.
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