Reportage - Frontière ivoiro-libérienne / Lutte contre Ebola : Les mesures de prévention foulées aux pieds - La biche vendue à 1000 francs Cfa


La voie impraticable empêche les forces de l'ordre de traquer les braconniers (Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: sam. 23 mai 2015
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La fièvre hémorragique à virus Ebola, on le sait, a fait plus de 10.000 morts, selon l'Organisation mondiale de la santé (Oms) dans les pays frontaliers à la Côte d'Ivoire.

Pour protéger les populations ivoiriennes, le gouvernement a demandé à celles-ci d'éviter tout contact étroit avec les personnes en provenance des zones affectées, d'éviter de serrer les mains, et de faire des accolades. Ces derniers temps, l'on constate que les mesures de prévention contre Ebola, sont foulées aux pieds. Quelle est la situation dans la Région ouest de la Côte d'Ivoire, et particulièrement, à la frontière ivoiro-libérienne ?

Récemment, sous une pluie battante, nous quittons la ville de Guiglo pour Toulepleu, distante de 120 km, aux environs de 8 h. Le voyage se passe sans problème. Après donc 5 heures de route, nous voici dans la ville chère au maire Dénis Kah Zion. Après les civilités rendues au Préfet Diarra Karim, nous décidons de prendre la direction de Pehekan-Barrage, à moto, en compagnie du jeune Péhé Vincent qui a bien voulu nous accompagner dans la zone. A la sortie de la ville, lorsque nous expliquons notre mission aux éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) postés à la sortie de Toulepleu Village, ceux-ci nous font savoir clairement le risque que nous courons. « Avez-vous prévenu le commandant afin qu'on puisse intervenir si le besoin se fait sentir ? Car la zone est dangereuse. Il faut faire attention »,  nous confient-ils.

Après quelques conseils d'usage à notre intention, nous reprenons notre chemin sous la pluie. Pour ces éléments des Frci, il y a une vaste offensive militaire visant à mettre hors d'état de nuire les bandes armées qui sèment la terreur tout le long de la frontière ivoirienne, de Tabou à Toulepleu en passant par Grabo et Taï. Il s'agit des manœuvres d'envergure de lutte contre l'insécurité transfrontalière. Pour nous rendre compte des mesures prises sur le terrain, nous faisons une escale à Toyébly, l'un des derniers villages ivoiriens adossés au fleuve Nuon, frontière naturelle avec le Liberia, et située dans la sous-préfecture de Nézobly « J'ai une faim de loup. Y a-t-il un maquis dans le village ? », demandons-nous à une dame au détour d'une rue. « Ici, il n'y a pas de maquis, mais dans le prochain village, une libérienne tient un restaurant. Elle prépare bien, vous verrez », s'exprime-t-elle. Nous reprenons notre chemin. La piste est quasiment impraticable par ces temps de pluie. A certains endroits il faut descendre de la moto et faire le chemin à pieds, tant la piste est soit très glissante avec la boue soit elle est coupée par l'eau de ruissellement qui dépasse souvent le genou. A plusieurs reprises, nous manquons de noyer le moteur de la moto tout terrain. Impossible de rouler à plus de 20 km / heure.

Nous tombons sur le premier check-point tenu par des Frci. Chaque moto qui passe ici est tenue de payer 1000F, 2000F voire 5000 Fcfa, selon les objets transportés, nous informe un habitant. Il est 18 h lorsque nous arrivons à Tiobly, trempé jusqu'aux os. Heureusement pour nous, des chambres de passage existent dans cette bourgade reculée.

 

Des révélations

La nuitée coûte 2 000 Fcfa. Nous réservons notre chambre. L'intérieur est éclairé. Les matelas sont au sol. Après avoir déposé notre sac, nous demandons à n (...)

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