Abidjan, le 7 septembre 2026 – Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a présenté, le mercredi 2 septembre 2026 à Kigali, au Rwanda, les résultats du Programme de production alimentaire d'urgence (2PAU-CI) lors d'un panel de haut niveau organisé en marge du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF).
Invité par la Banque africaine de Développement (BAD), il est intervenu sur le thème : « De la réponse d’urgence à des systèmes alimentaires résilients : déployer à l’échelle les technologies, les partenariats et les investissements pour l’avenir de l’Afrique ».
Dans son intervention, le ministre a rappelé que la pandémie de Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et la hausse des prix des intrants agricoles ont mis en évidence la vulnérabilité des systèmes alimentaires africains et la dépendance de plusieurs pays aux importations de produits de première nécessité.
Pour y répondre, le gouvernement ivoirien, avec l’appui de la BAD et de l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA), a mis en œuvre le Programme de production alimentaire d’urgence (2PAU-CI) de décembre 2022 à décembre 2025. D’un coût global de près de 170 milliards de FCFA, dont environ 99 milliards apportés par la BAD et 71 milliards par la JICA, le programme a bénéficié à plus de 580 000 producteurs, dont environ un tiers de femmes.
Les résultats présentés à Kigali témoignent de l’ampleur de l’intervention. Plus de 54 500 tonnes d’engrais NPK, 33 000 tonnes d’urée, 3 100 tonnes de semences certifiées de riz et 1 940 tonnes de semences de maïs ont été distribuées. Ces appuis ont permis de mettre en valeur plus de 183 900 hectares de riz, 399 000 hectares de maïs et 69 000 hectares de manioc, générant une production additionnelle de plus de 750 000 tonnes de riz, 1,60 million de tonnes de maïs et près de 1,75 million de tonnes de manioc.
Le programme a également soutenu la mécanisation, le conseil agricole et la digitalisation, notamment à travers CropScope et E-Voucher, renforçant le ciblage, la traçabilité et la transparence.
Pour Bernard Kini Comoé, le prochain défi est celui de la commercialisation. « Il ne suffit pas de produire : il faut vendre, transformer et écouler la production dans de bonnes conditions », a-t-il souligné.
La Côte d’Ivoire entend désormais capitaliser sur ces acquis à travers une deuxième phase axée sur la transformation, l’accès aux marchés, la modernisation des filières et la digitalisation des services agricoles. À Kigali, le gouvernement ivoirien a appelé à renforcer les investissements et les partenariats pour consolider durablement la sécurité alimentaire du continent.
CICG
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