Abidjan, le 06 septembre 2026 - Les autorités préfectorales se sont engagées à œuvrer à l'éradication de l'orpaillage illégal dans un délai de six mois au sein de leurs circonscriptions administratives respectives.

C’était lors de l’atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, présidé par Fidèle Sarassoro, ministre, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), du 03 au 05 septembre 2026 à Yamoussoukro, en présence des ministres de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, ainsi que des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques.

En première ligne dans la mise en œuvre de l’action de l’État au niveau territorial, le corps préfectoral figurait parmi les principaux acteurs concernés par cette rencontre. Les Préfets de Région ont ainsi partagé leurs expériences de terrain, relevé les difficultés rencontrées et formulé des propositions en vue de renforcer la coordination, la rapidité et l’efficacité des interventions.

Pour concrétiser l’engagement pris par les Préfets de Région et renforcer durablement le dispositif national de lutte contre l’orpaillage illégal, plusieurs actions prioritaires ont été identifiés. Celles-ci portent notamment sur le renforcement du renseignement, de l’alerte et de la surveillance, l’amélioration de la coordination territoriale, le renforcement des capacités opérationnelles ainsi que l’application effective des sanctions. « Pour prévenir ce phénomène, un dispositif de surveillance par drones a été mis en place. Ces appareils survolent le département au moins une fois par semaine afin de détecter toute nouvelle installation et de faire remonter rapidement les informations aux autorités », a déclaré le préfet de l’Indénié-Djuablin, Kouadio Kouassi Eugène.

Les participants ont également recommandé d’accompagner la réhabilitation et la restauration des sites impactés par l’orpaillage illégal, notamment à travers les programmes de Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO) et de renforcer la coopération avec les pays frontaliers afin de développer des initiatives conjointes, particulièrement dans la lutte contre la pollution des cours d’eau partagés.

Pour Fidèle Sarassoro, la réussite de cette nouvelle stratégie dépendra ainsi autant des moyens mobilisés que de la discipline collective, de la rigueur dans la coordination, de la célérité dans la prise de décision et de la fermeté dans l’application des sanctions. « Notre pays ne peut tolérer que des individus ou des réseaux organisés, au mépris de nos lois, dégradent nos terres, polluent nos cours d’eau, détruisent nos forêts et compromettent l’avenir de nos enfants. », a-t-il conclu.

CICG




Vagondo Diomandé enseignement Yamoussoukro formation pollution Abidjan lutte État sein