Premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire entend désormais transformer son or gris sur son territoire. Pour y parvenir, le Gouvernement mise sur un environnement favorable aux investissements et encourage l’implantation d’unités de transformation au plus près des bassins de production.
À Tombougou, dans le département de Boundiali, cette volonté se concrétise avec l’implantation de PAN Agro Africa Commodities (PAAC), une unité industrielle spécialisée dans la transformation de noix de cajou.
Avec une capacité de transformation de 50 tonnes par jour, l’usine traite aujourd’hui près de 30 000 tonnes de noix de cajou par an. Cette capacité peut atteindre 45 000 tonnes par an lorsque la campagne est pleinement approvisionnée.
Mais au-delà des volumes transformés, la transformation de cajou génère surtout des opportunités pour les populations de la région.
Pour Cissé Aminata, employée au sein de l’usine, le revenu tiré de son travail lui permet de répondre aux besoins de son foyer et de sa famille. « Avec l’argent que je gagne ici, j’arrive à m’en sortir dans la vie et à m’occuper mes besoins », confie-t-elle .
Alassane Traoré est technicien. Il témoigne pour sa part des opportunités offertes aux jeunes de la région : « L’usine nous a permis de trouver du travail sur place et, pour beaucoup, de passer du chômage à l’emploi ».
Un impact confirmé par Moïse Tapsoba, directeur de PAAC, qui fait état de 400 emplois directs et 1 500 emplois indirects générés par l’activité. « L’implantation de l’usine permet de valoriser la main-d’œuvre locale. Aujourd’hui, les jeunes femmes, les femmes plus âgées, tout le monde peut travailler. Elles font quelque chose de leurs mains, elles ont une activité et contribuent ainsi au développement local. » fait-il savoir .
L’expérience de Boundiali reflète la progression de la transformation locale de l’anacarde en Côte d’Ivoire. Selon le Plan National de Développement (PND) 2026-2030, le taux de transformation locale est passé de 12,2 % en 2020 à 36,4 % en 2024. La filière compte désormais 29 usines opérationnelles qui génèrent plus de 14 000 emplois directs. Une progression que le Gouvernement entend poursuivre, avec l’objectif de porter la transformation de la noix de cajou à 70 % d’ici 2030.
CICG
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