Abidjan, le 12 août 2026 – Un atelier consacré à la validation de la feuille de route et de la structure institutionnelle pour la mise en œuvre des crédits biodiversité s'est ouvert, ce mardi 11 août 2026 à Abidjan-Plateau, à l'initiative du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique, à travers la Direction générale de l'Environnement (DGE).

Avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et de la GIZ, dans le cadre de l’initiative BIOFIN, les travaux réunissent administrations publiques, partenaires techniques et financiers, secteur privé, société civile et institutions de recherche. Ils visent à consolider les bases institutionnelles et opérationnelles du futur cadre juridique et réglementaire des crédits biodiversité, à travers l’examen de la feuille de route et de l’architecture institutionnelle envisagée.

Ouvrant les travaux au nom de la directrice générale de l’Environnement, Dr N’Tain Jeanne, le directeur de la Qualité de l’Environnement et de la Prévention des risques, Dr Tié Yro Hyacinthe, a souligné que cette démarche doit permettre d’explorer de nouvelles sources de financement tout en préservant le patrimoine naturel et les intérêts des populations.

« La mise en place d’un mécanisme de crédits biodiversité ne saurait être envisagée comme la simple création d’un nouveau mécanisme financier ou d’un nouveau marché », a-t-il indiqué, appelant à un dispositif « crédible, transparent, inclusif et fondé sur l’intégrité environnementale et sociale ».

Le futur cadre devra notamment garantir la mesure et la vérification des résultats de conservation et de restauration, une répartition équitable des bénéfices et la prise en compte des droits des communautés locales. Il devra s’appuyer sur un dispositif de Mesure, Rapportage et Vérification (MRV) permettant de disposer de données fiables sur l’évolution de la biodiversité.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité, de BIOFIN, des CDN 3.0 et des mécanismes liés au marché carbone. Elle répond également à l’enjeu de mobiliser des ressources supplémentaires face aux pressions exercées sur les écosystèmes par l’expansion agricole, l’urbanisation, l’exploitation minière et le changement climatique.

Le représentant pays de l’EUMC, Adelphe Doua, a insisté sur l’importance de données fiables et d’une gouvernance transparente.

Le PNUD, à travers BIOFIN, accompagne pour sa part le Gouvernement dans l’identification de solutions innovantes permettant de réduire le déficit de financement de la biodiversité. « Les travaux engagés sur les crédits biodiversité s’inscrivent pleinement dans cette dynamique et doivent contribuer à alimenter la réflexion nationale sur les mécanismes susceptibles de mobiliser des financements additionnels en faveur de la biodiversité », a déclaré Estelle Kouakou, coordonnatrice de L’initiative Biofin.

CICG




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