Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026, le village de Kossandji situé dans le département d'Alépé a été visé par une attaque ayant fait plusieurs morts.
Le village de Kossandji, dans le département d'Alépé (région des Lagunes), a été le théâtre d'une violente attaque dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026. Le drame a fait plusieurs morts, des blessés graves et d'importants dégâts matériels, selon des sources locales. Si le bilan exact reste à établir, les autorités appellent à la prudence en attendant les résultats des enquêtes en cours.
Des autochtones pris pour cibles
Depuis cette nuit tragique, la population de Kossandji vit dans la peur et l'émotion. Selon les premières informations recueillies, des individus présentés comme des allochtones auraient pris pour cible des habitants autochtones du village, pour des raisons qui demeurent encore inconnues. L'attaque, particulièrement violente, aurait coûté la vie à plusieurs personnes, tandis que d'autres ont été grièvement blessées.

Les chiffres concernant le nombre de victimes restent pour l'heure contradictoires. Le député de la circonscription, N'cho Christophe, originaire de Kossandji, évoque un premier bilan d'au moins trois morts. En revanche, une autorité villageoise fait état de six personnes tuées. Cette différence s'explique notamment par les difficultés d'accès au village et l'absence d'un recensement officiel des victimes.
Je pense qu'à partir de demain, nous pourrons avoir de meilleures informations, car les circonstances exactes de cette attaque restent encore floues
« Oui, malheureusement, nous avons tous appris cela parce que nous n'étions pas sur place. Nous nous sommes rapprochés du village. Je pense qu'à partir de demain (Jeudi 6 août 2026), nous pourrons avoir de meilleures informations, car les circonstances exactes de cette attaque restent encore floues », a déclaré le parlementaire.
Le député a également révélé des éléments particulièrement inquiétants sur les circonstances des décès. Selon les informations qui lui sont parvenues, certaines victimes auraient été égorgées, tandis que d'autres auraient été abattues en forêt. Plusieurs corps n'auraient d'ailleurs pas encore été retrouvés.
Des personnes égorgées
« Il y a des personnes qui ont été égorgées, d'autres fusillées en forêt, dont les corps n'ont pas encore été retrouvés. En l'état actuel, il est difficile de faire le contour exact de ces crimes odieux », a-t-il affirmé, appelant à la retenue tant que toutes les investigations n'auront pas été menées.
N'cho Christophe a expliqué qu'il avait tenté de rejoindre son village dès qu'il a été informé des événements. Cependant, il affirme avoir été contraint de rebrousser chemin en raison de la situation sécuritaire. « Je n'ai pas pu accéder au village parce que la route était déjà barrée. Il y avait des individus de part et d'autre. Je n'ai pas une garde prétorienne. Je ne peux pas y entrer à chaud », a-t-il indiqué, précisant qu'il comptait effectuer une visite sur les lieux le jeudi 6 août, en coordination avec les autorités administratives et sécuritaires.
Il faut procéder à des analyses minutieuses avant toute déclaration
Le député s'est également refusé à avancer un bilan définitif des victimes. Selon lui, seul le travail des forces de sécurité, (...)
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