Abidjan, le 18 septembre 2026 – Le ministère de l'Environnement et de la Transition écologique a réaffirmé, ce jeudi 17 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, son engagement en faveur de la protection du littoral et de la résilience des populations face au changement climatique, à l'occasion de la troisième session du Comité de pilotage du projet « Amélioration de la résilience des communautés côtières en Côte d'Ivoire et au Ghana ».
Organisée avec l'appui d'ONU-Habitat et du Fonds d'adaptation, cette rencontre a permis d'examiner les avancées du projet et de dégager les orientations pour le prochain semestre. Elle a vu la participation d’acteurs clés engagés dans le renforcement de la résilience des communautés côtières en Côte d’Ivoire.
Représentant le ministère, le Professeur Georges Kouadio, conseiller technique et président du Comité de pilotage du projet, a souligné l'urgence d'apporter des réponses durables aux conséquences du changement climatique, qui affectent particulièrement les populations du littoral. « Les populations des villes côtières sont particulièrement exposées à l’érosion côtière, accentuée par les effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer », a-t-il relevé, appelant à une action concertée entre gouvernement, partenaires techniques et financiers, et communautés.
Pour le ministère, la restauration des mangroves constitue l'un des leviers majeurs de la protection du littoral. Ces écosystèmes contribuent à limiter l'exposition des populations aux effets de l'érosion et à l'avancée de la mer. Le projet prévoit ainsi de sensibiliser les communautés aux pratiques qui dégradent les mangroves, tout en les associant directement aux actions de restauration. Des activités génératrices de revenus sont également envisagées, afin de proposer des alternatives économiques durables.
Le ministère accorde par ailleurs une attention particulière à la formation et à l'insertion des jeunes, avec des centres régionaux de formation aux métiers agricoles prévus en Côte d'Ivoire et au Ghana, qui s'appuieront notamment sur les innovations technologiques et l'intelligence artificielle appliquées à l'agriculture.
Les participants ont insisté sur la nécessité de prendre en compte les réalités locales, notamment les questions foncières, l’implication des chefferies traditionnelles et la participation des jeunes. La coordination avec l’administration territoriale apparaît également essentielle pour assurer la cohérence des interventions.
Autre perspective évoquée : la valorisation des crédits carbone issus de la restauration des mangroves et des plantations d'arbres, une démarche qui pourrait à la fois préserver les écosystèmes et créer des revenus supplémentaires pour les communautés.
Le coordonnateur du projet à ONU-Habitat, Mouhamadou Diène, a salué le leadership du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique dans la mise en œuvre du projet, ainsi que la contribution des partenaires, dont l'Université de Twente, représentée par Luc Boerboom.
Après une phase de structuration institutionnelle et de démarrage des activités, les travaux du Comité de pilotage doivent désormais permettre d'identifier les écarts par rapport à la programmation initiale et d'accélérer les résultats sur le terrain.
CICG
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