Abidjan, le 1er août 2026- La Côte d'Ivoire entend collaborer avec l'Organisation régionale africaine de Communications par Satellite (RASCOM) en vue de l'intégration des technologies satellitaires comme une solution à la couverture universelle, a annoncé le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, au terme d'une visite, au siège de cette institution panafricaine, le vendredi 31 juillet 2026 à Abidjan-Plateau.
L’objectif était de s'enquérir des conditions de travail, des projets de cette institution pour le continent et voir dans quelle mesure le gouvernement peut les supporter.
« Les ambitions de RASCOM sont alignées avec les ambitions stratégiques de la Côte d'Ivoire. Au niveau de notre ministère, nous avons choisi d'intégrer les technologies satellitaires comme une solution à la couverture universelle. Le directeur général de RASCOM a d'ailleurs eu à faire des études dans le passé pour le gouvernement ivoirien et a proposé son aide pour étudier cela avec nos équipes. La semaine prochaine, nous allons nous retrouver, le ministère et les entités qui gèrent particulièrement le service universel, pour travailler ensemble, voir ce que nous pouvons dérouler concrètement », a affirmé Djibril Ouattara.
Et d’ajouter : « Nous sommes dans une période importante de l'évolution de l'industrie des satellites dans le monde entier. Et j'accorde un intérêt particulier à ce que notre pays doit faire pour adopter et utiliser cette nouvelle technologie qui évolue dans différents secteurs. Non seulement au niveau des télécommunications, mais également au niveau de la surveillance du territoire. L'apport des technologies qui émanent du domaine satellitaire peut profiter à l'agriculture par exemple et tout cela pouvant nous permettre de gagner en termes de productivité ».
Il est de plus en plus question, a poursuivi le ministre, d'avoir des systèmes d'information géographique qui adressent les problématiques du foncier, depuis le foncier rural jusqu'au foncier forestier : « Les techniques de photo satellite peuvent permettre d'avoir une surveillance, l'évolution d'un certain nombre de patrimoines du foncier pour guider la prise de décisions. Ce sont des choses aussi que nous envisageons de discuter avec RASCOM pour voir, de façon plus générale, comment les Etats africains peuvent ensemble travailler pour lancer des constellations de satellites, soit des satellites à basse orbite. Je pense que c'est la direction dans laquelle les technologies sont en train de partir en ce moment ».
Quant au directeur général de RASCOM, Timothy Adi Ashong, il a soutenu que les satellites de RASCOM sont aussi utilisés par la Côte d’Ivoire : « Par exemple, lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, la RTI a utilisé les services satellitaires de RASCOM ».
En tant qu’institution de l’Union africaine, a-t-il rappelé, RASCOM a été créée en 1992 et sa mission est de promouvoir la connectivité par satellite en Afrique : « Le mandat de RASCOM est d’aider à combler la fracture numérique en Afrique et de fournir aussi des services de diffusion ».
Il a ajouté que « RASCOM travaille en étroite collaboration avec le ministère pour permettre à la Côte d’Ivoire de pénétrer les zones rurales avec une solution internet 100% africaine ».
Non sans annoncer le démarrage, cette année, d’une session de formation en ligne dite RASCOM Academy, du 2 au 4 septembre 2026, et qui vise à former la prochaine génération d’ingénieurs, en leur donnant les compétences nécessaires dans le domaine satellitaire.
CICG
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