Abidjan, le 17 juillet 2026 – La Côte d'Ivoire a accueilli, les 14 et 15 juillet 2026, un exercice de simulation basé sur la discussion (Discussion-Based Exercise – DBX) consacré aux produits du Système africain d'alerte précoce et d'action anticipée multirisque (AMHEWAS), afin de renforcer ses capacités d'anticipation et de gestion des risques des catastrophe liées au changement climatique.

Organisée par le Secrétariat exécutif de la Plateforme nationale de Réduction des Risques et de gestion des Catastrophes (SE/PN-RRC), cette activité s'inscrit dans l'initiative Early Warning and Early Action Capacity Building in Africa, financée par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), avec l'appui de la Commission de l'Union africaine, de la Fondation CIMA et de la Coopération italienne.

Choisie, aux côtés de l'Angola et de la Zambie, comme pays pilote, la Côte d'Ivoire entend intégrer davantage les produits AMHEWAS dans son dispositif national d'alerte précoce. Les travaux ont porté principalement sur Africa Drought Watch, un outil de prévision et de suivi de la sécheresse.

Présidant l'ouverture des travaux au nom du ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le directeur de cabinet, Parfait Kouadio, a rappelé que les effets du changement climatique exposent le pays à des phénomènes de plus en plus fréquents, notamment les sécheresses, les dérèglements saisonniers et les événements hydrométéorologiques extrêmes qui menacent la sécurité alimentaire ainsi que la disponibilité des ressources en eau.

Évoquant les fortes pluies ayant récemment endeuillé le district d'Abidjan avec 59 décès, il a souligné la nécessité de renforcer les dispositifs d'anticipation.

Parfait Kouadio a, en outre, alerté sur les conséquences économiques de la sécheresse. Selon le Rapport national sur le climat et le développement (CCDR 2023), la Côte d'Ivoire pourrait perdre jusqu'à 13 % de son PIB d'ici 2050 et voir 1,6 million de personnes supplémentaires basculer dans la pauvreté en l'absence de politiques d'adaptation appropriées. Face à ces enjeux, il a réaffirmé l'engagement du Gouvernement à mettre en œuvre la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe 2020-2030, alignée sur le Cadre d'action de Sendai.

Pour sa part, le secrétaire exécutif de la PN-RRC, Dr Kader Touré, a mis en avant les progrès réalisés grâce à la coopération avec les partenaires techniques, notamment l'exploitation des données satellitaires, la validation du profil national du risque d'inondation et le renforcement des capacités des cadres nationaux.

Au cours de cet exercice, les participants ont analysé un scénario de sécheresse afin d'améliorer l'utilisation des informations d'Africa Drought Watch dans le système national d'alerte précoce.

Ont pris part à cet exercice de simulation, le chef du Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophe en Afrique de l’Ouest, Mashauri Muliro, le chargé de Programmes à la Commission de l’UA, Alain Koualao, le vice-secrétaire général et chef de la section consulaire, Simone Calzetta, le directeur de Programme à la Fondation CIMA, Enrico Ponte et des représentants d’institutions nationales et d’organisations impliquées dans la gestion des risques de catastrophe.

CICG




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