Abidjan, le 06 juillet 2026 – Abou Bamba, ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, a annoncé, le vendredi 3 juillet 2026, lors d'une visite effectuée sur le site industriel, la levée de la mise en demeure et des sanctions administratives visant la société sucrière SUCAF-CI. Cette décision intervient suite à la réussite des opérations de dépollution menées après l'incident de déversement de mélasse survenu à Ferkessédougou en avril 2026.
« La Côte d’Ivoire est dans un processus de développement industriel accéléré. Et ce développement industriel ne doit pas se faire au détriment de la protection de nos écosystèmes et de nos ressources environnementales, qui sont nos richesses », a expliqué le ministre Abou Bamba, avant de saluer les efforts de la SUCAF-CI pour la dépollution des lieux.
« Nulle part il n’est question d’empêcher ou de gêner les industriels. Bien au contraire, notre démarche vise à les accompagner afin que le développement industriel de la Côte d’Ivoire soit encore plus important », s’est-il voulu formel.
Il faut noter que cet incident avait été causé par la rupture d’une digue de rétention, entraînant le déversement de plus de 4 000 tonnes de mélasse dans un affluent du fleuve Bandama, ce qui a provoqué une pollution significative du milieu aquatique et une mortalité importante des espèces aquatiques.
Sous la supervision du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) et avec l’appui d’un opérateur spécialisé chargé de la restauration des zones impactées, SUCAF-CI avait alors déployé un dispositif de dépollution et de suivi environnemental.
Après cette intervention, les évaluations des équipes techniques font état d’une nette amélioration des indicateurs de qualité de l’eau. La Demande Chimique en Oxygène (DCO) est notamment passée d’environ 2 300 mg/L à 136 mg/L, traduisant un retour progressif vers des conditions écologiques plus stables. Une reprise progressive de la biodiversité, marquée par la réapparition de certaines espèces dans les zones précédemment touchées, a par ailleurs été observée.
Réaffirmant la stricte application du principe du pollueur-payeur inscrite dans le code de l’environnement, le membre du gouvernement a, à l’occasion de la visite sur le site, rappelé, à juste titre, que toute atteinte grave à l’environnement expose les responsables à des sanctions administratives et financières.
CICG
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