Abidjan, le 20 mai 2026 - Dans le cadre de sa mission officielle à Genève à l'occasion de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle, Pierre N'Gou Dimba, a plaidé pour une mobilisation renforcée et un financement durable de la lutte contre le paludisme. C'était ce mardi 19 mai 2026, à l'occasion de la Réunion ministérielle sur le paludisme, organisée en marge des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé.
Placée sous le thème : « Delivering Africa’s Big Push Together » « Concrétiser ensemble la grande offensive de l’Afrique contre le paludisme », cette importante rencontre de haut niveau a été organisée par le RBM Partnership to End Malaria, en partenariat avec l’Union Africaine et l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA).
Au cours des échanges, les participants ont notamment abordé les enjeux liés au financement durable de la lutte contre le paludisme, au renforcement des systèmes de santé, à l’innovation, à la résilience climatique, à la vaccination contre le paludisme ainsi qu’à la nécessité d’une mobilisation multisectorielle accrue afin d’atteindre l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
Intervenant au cours du panel ministériel, le ministre Pierre N’Gou Dimba a partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire ainsi que les principales réformes engagées par le Gouvernement ivoirien pour intensifier la lutte contre cette maladie qui demeure encore un important problème de santé publique.
Le ministre a rappelé que le paludisme représente encore près de 30 % des consultations dans les structures sanitaires du pays, malgré les progrès enregistrés dans la réduction de la mortalité.
Face à cette situation, il a souligné l’engagement de la Côte d’Ivoire à renforcer aussi bien le financement domestique que les partenariats stratégiques avec le Fonds mondial et les autres partenaires internationaux.
Pierre N’Gou Dimba a également mis en avant les nombreuses actions déployées par la Côte d’Ivoire, notamment : la distribution de moustiquaires imprégnées, le traitement intra-domiciliaire, l’assainissement de l’environnement, l’introduction du vaccin contre le paludisme, ainsi que le renforcement des actions communautaires de prévention.
Le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’une approche multisectorielle impliquant les secteurs de l’éducation, de l’environnement, de l’assainissement et les collectivités locales afin d’agir durablement sur les causes environnementales favorisant la propagation du paludisme.
Le ministre a enfin salué le rôle déterminant joué par les partenaires internationaux, en particulier le Fonds mondial, dans l’accompagnement des efforts des États africains en faveur de l’élimination du paludisme.
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