Accusé à tort sur Facebook d'avoir détourné 90 millions de FCFA, un chef communautaire a saisi la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC). L'auteur présumé des publications, déjà visé par plusieurs plaintes similaires, a été interpellé puis conduit devant le parquet.
Une affaire de diffamation en ligne a conduit à l’interpellation d’un individu présenté comme l’auteur d’une campagne de dénigrement visant un chef communautaire. L’enquête menée par la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a permis d’identifier puis d’arrêter le suspect après plusieurs publications accusant faussement la victime de détournement de fonds.
Une campagne de fausse accusations diffusée sur Facebook
Selon les informations communiquées, V.A.A., chef communautaire connu dans sa localité, menait ses activités loin des polémiques sur les réseaux sociaux lorsqu’il a été approché par un individu affirmant détenir des informations compromettantes à son sujet. L’homme lui aurait proposé une rencontre afin “d’étouffer l’affaire”. Convaincu de n’avoir commis aucun acte répréhensible, V.A.A. aurait rejeté ces accusations et refusé toute négociation. Quelques jours plus tard, plusieurs publications apparaissent sur Facebook. Un compte accuse alors le chef communautaire d’avoir détourné une somme estimée à 90 millions de francs CFA. Rapidement, les publications se propagent sur les réseaux sociaux et suscitent de nombreuses réactions. Informé par ses proches, V.A.A. découvre qu’il fait l’objet d’une campagne de diffamation en ligne susceptible de porter atteinte à sa réputation et à son image. Face à la gravité des accusations, il décide de saisir la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), qui ouvre immédiatement une enquête afin d’identifier l’auteur des publications.
Les faits retenus contre lui concernent notamment la diffusion de fausses informations, la diffamation ainsi que l’atteinte à l’honneur et à l’image
Les investigations menées par les services spécialisés ont permis de remonter jusqu’au nommé K.Y.T., présenté comme l’auteur des contenus diffusés sur Facebook. Interpellé puis entendu par les enquêteurs, le suspect a reconnu être à l’origine des accusations relayées en ligne contre le chef communautaire. Les investigations ont également révélé que K.Y.T. faisait déjà l’objet de plusieurs plaintes pour des faits similaires. Selon les autorités, cette affaire illustre une nouvelle fois les d& (...)
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