Partie à l'Hôpital général de Sikensi, le samedi 1er août 2026, pour un accouchement, Mariam Diallo, 39 ans est décédée quelques heures plus tard, lors de son évacuation vers l'hôpital Jean Baptiste de Bôdô.
Le décès de Mariam Diallo, 39 ans, survenu le samedi 1er août 2026 alors qu'elle était évacuée vers l'hôpital Jean-Baptiste de Bôdô pour une intervention d'urgence, continue de susciter une vive émotion à Sikensi. Au-delà de la douleur de la famille, ce drame remet en question le fonctionnement de l'Hôpital général de Sikensi, pourtant doté depuis 2023 d'une maternité moderne construite pour un coût de près de deux milliards de francs CFA. Face à l'indignation de la population, le ministère de la Santé a ouvert une enquête et promet des sanctions à l'encontre des éventuels responsables.
Une infrastructure de dernière génération…
L'inauguration de la nouvelle maternité de l'Hôpital général de Sikensi, le vendredi 25 août 2023, par le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N'gou Dimba, avait nourri de grands espoirs. Cette infrastructure de dernière génération devait améliorer significativement la prise en charge des femmes enceintes et contribuer à réduire la mortalité maternelle et néonatale dans le département.
Moins de trois ans après sa mise en service, un drame est venu ternir cette ambition. Selon plusieurs sources locales, Mariam Diallo, enceinte et arrivée à terme, ressent les premières contractions dans l'après-midi du samedi 1er août 2026. Aux environs de 17 heures, elle se rend à l'Hôpital général de Sikensi pour y accoucher. Après les premiers examens, les sages-femmes de garde estiment que l'accouchement peut se dérouler par voie naturelle.
Des complications obstétricales surviennent, rendant indispensable une césarienne afin de sauver la mère et son enfant
Cependant, au fil des heures, l'état de la patiente se dégrade. Des complications obstétricales surviennent, rendant indispensable une césarienne afin de sauver la mère et son enfant.
C'est à ce moment que la situation bascule. D'après les informations rapportées par Sikensi TV, le médecin gynécologue chargé d'assurer les interventions chirurgicales est absent de son poste. En l'absence de chirurgien disponible pour pratiquer la césarienne, l'équipe soignante décide d'évacuer la patiente vers l'hôpital Jean-Baptiste de Bôdô, considéré comme l'établissement le plus proche disposant des compétences nécessaires.
Elle décède avant d'arriver à destination
Toujours selon les mêmes sources, une cotisation de 25 000 francs CFA est organisée pour assurer le transport en ambulance. Malheureusement, la jeune mère ne survivra pas au trajet. Elle décède avant d'arriver à destination, laissant derrière elle une famille endeuillée et une population profondément choquée.
Dans la nuit, son corps est ramené à la morgue de Sikensi. Le lendemain, la famille réunit encore 100 000 francs CFA pour les frais de conservation du corps avant son inhumation, intervenue le dimanche 2 août 2026.
L'émotion suscitée par cette disparition a rapidement gagné toute la localité
L'émotion suscitée par cette disparition a rapidement gagné toute la localité, où de nombreuses voix dénoncent les insuffisances dans l'organisation des services de santé, notamment l'absence présumée du personnel médical indispensable pour les urgences obstétricales.
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