Abidjan, le 30 mars 2026- En visite officielle en Algérie, depuis le samedi 28 mars 2026, pour s'inspirer du modèle de développement énergétique de ce pays, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a posé les premiers jalons d'un partenariat stratégique dans les secteurs extractif et énergétique.
Dans le domaine des hydrocarbures et des mines, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a signé avec le ministre d'État algérien chargé des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, un accord de coopération.
Selon cet accord, l'Algérie met en avant son expérience intégrée, de l'amont pétrolier jusqu'à la pétrochimie, et manifeste sa disposition à accompagner la Côte d'Ivoire, notamment dans les domaines de l'exploration, du raffinage, de la formation et de la structuration du cadre réglementaire.
En retour, la Côte d'Ivoire assume pleinement sa volonté de s'appuyer sur des partenaires « solides, fiables et expérimentés » pour accélérer la transformation de son secteur énergétique.
Pour le ministre ivoirien Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cet accord marque un tournant décisif. Il en souligne la portée stratégique dans un contexte international incertain, insistant sur le fait qu'il constitue, avant tout, le point de départ d'une coopération appelée à se consolider durablement.
« La Côte d'Ivoire, mon pays, est aujourd'hui engagée dans une dynamique de transformation de son secteur énergétique. Cette transformation suppose des réformes et des investissements. Mais, elle suppose aussi et surtout des partenaires solides, fiables et expérimentés. Et je le dis, l'Algérie peut être l'alliée stratégique de la Côte d'Ivoire. Un pays qui a su bâtir une industrie énergétique intégrée », a déclaré le ministre ivoirien.
Lors d'une deuxième audience tournée vers l'électricité et l'urgence opérationnelle, Mamadou Sangafowa-Coulibaly s'est entretenu avec le ministre algérien de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal.
L'attention a été portée sur le secteur électrique, dans lequel l'Algérie dispose d'atouts industriels considérables : une capacité installée de 27 000 MW dont la moitié seulement est mobilisée à l'échelle nationale, un réseau de 440 000 kilomètres de lignes électriques, une clientèle de 13 millions d'abonnés à l'électricité et de 8 millions au gaz, et surtout la maîtrise de l'intégralité de la chaîne de valeur, y compris la production locale d'équipements.
Le ministre ivoirien a exprimé l'intérêt que représenterait une coopération visant à renforcer les infrastructures nationales, à densifier les réseaux, à accroître les capacités de production et à répondre à des besoins en constante augmentation, dans l'attente de la montée en puissance de ses propres ressources gazières.
Dans la continuité de ses échanges, la délégation ivoirienne a mis le cap sur le siège de Sonatrach, véritable pilier du modèle énergétique algérien.
Cette rencontre technique avec la haute direction du groupe a permis d'aborder des questions de fond : organisation industrielle, performance à l'exportation et intégration des activités au sein d'une holding de premier plan regroupant 149 filiales.
Pour la partie ivoirienne, l'enjeu consistait à examiner dans le détail cette réussite susceptible d'inspirer Petroci, bras technique de l'État dans le secteur des hydrocarbures, en vue de structurer une filière nationale davantage intégrée.
L'Algérie, pour sa part, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette mutation, dans un contexte où la Côte d'Ivoire s'apprête à changer d'échelle grâce au développement de ses ressources, notamment le champ Baleine qui permettra au pays de porter sa production de 60 000 à plus de 200 000 barils par jour dans les toutes prochaines années.
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