Après l'arrêt de la Cour africaine des Droits de l'Homme, Me Diarrassouba Lamine, avocat des détenus pro-Soro parle au pouvoir d'Abidjan : « Ne pas respecter cette décision est un acte de rébellion. »


Pour Me Diarrassouba Lamine, membre du Conseil des avocats des détenus pro-Soro, ces différentes mesures prises par la Cour africaine sont contraignantes
  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 23 avr. 2020
  • Visites: 1256
  • Commentaires: 0
C'est une victoire spectaculaire pour Guillaume Soro et ses proches. Poursuivi par le pouvoir d'Abidjan pour ''tentative de déstabilisation de la Côte d'Ivoire'', Guillaume Soro, le président de Générations et peuples solidaires (Gps) pourra de nouveau fouler ses pieds sur les bords de la lagune Ebrié. Quant à ses proches arrêtés le 23 décembre dernier et détenus dans les principales prisons du pays, ils pourront à nouveau voir le ciel d'Abidjan et jouir de tous leurs droits. En effet, la Cour africaine des Droits de l'Homme et des peuples, a ordonné mercredi à la Justice ivoirienne de suspendre le mandat d'arrêt émis contre Guillaume Soro et de libérer ses proches arrêtés le 23 décembre dernier. Pour Me Diarrassouba Lamine, membre du Conseil des avocats des détenus pro-Soro, cette mesure est contraignante.

« La Cour ordonne à l'Etat défendeur de surseoir à l'exécution du mandat d'arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro » Outre cette mesure, la Cour africaine ordonne à la Justice ivoirienne de « surseoir à l'exécution des mandats de dépôt décernés contre les requérants Alain Lobognon, Camara Loukimane, Kanigui Soro, Yao Soumaila, Soumahoro Kando, Kamaraté Souleymane Koné Karidioula Souleymane, Tehfour Koné, Simon Soro, Porlo Rigobert Soro, Félicien Sékongo, Marc Kidou Ouattara, Mamdou Djibo, Aboubacar Touré, Babou Traoré, Ladji Ouattara, Gnamiand N'Drin, Dahafolo Koné, Adama Zebret, et de les mettre en liberté provisoire ».

La Cour a également, ordonné au pouvoir d'Abidjan de lui faire un rapport « sur la mise en œuvre des mesures provisoires ordonnées dans la présente décision dans un délai de trente (30) jours, à compter de la date de sa réception ».

Pour Me Diarrassouba Lamine, membre du Conseil des avocats des détenus pro-Soro, ces différentes mesures prises par la Cour africaine sont contraignantes. « La Cour africaine des Droits de l'Homme et des peuples a été créée sur une décision des chefs d'Etat africains. Toute décision provenant de cette cour doit être impérativement respecté. Les décisions de la Cour sont contraignantes. Ne pas les respecter est un acte de rébellion. Vous ne pouvez pas donner mandat à quelqu'un et se rebeller après.», a dit Me Diarrassouba Lamine, joint ce jeudi par la rédaction de Linfodrome. A l'en croire, la Côte d'Ivoire ne saurait se soustraire aux décisions de la Cour africaine au risque d'apparaître comme une nation rebelle.

« La Côte d'Ivoire ne peut pas se soustraire à cette décision de la Cour. Si la Côte d'Ivoire le fait, son acte va fragiliser l'institution de règlement de conflits. Il appartient à la Cour de tout mettre en œuvre pour l'application de cette ordonnance. Il serait inadmissible que la Cour prenne une décision et que les Etats ne la respectent pas.», a martelé Me Diarrassouba Lamine.

Se prononçant sur le cas Soro, Me Diarrassouba (...)

Lire la suite sur linfodrome.com


Guillaume Soro Alain Lobognon Félicien Sékongo Ouattara Côte d'Ivoire Abidjan mandat d'arrêt




Educarriere sur Facebook

Offres d'emploi du jour