Sortie du président de LIDER contre le Porte-parole de Gbagbo : Koné Katinan répond à Mamadou Koulibaly et fait de graves révélations

  • Source: Soir Info
  • Date: mer. 18 sept. 2013
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Les propos de Mamadou Koulibaly sur la Chaine de télévision camerounaise STV2, indiquant avoir fait lire sa déclaration de reconnaissance d'Alassane Ouattara comme président de la République par Koné Katinan à Accra, n'ont pas plu au porte-parole de Laurent Gbagbo. Dans cette réaction, il assène ses vérités et fait des révélations sur le président de Liberté et démocratie pour la République (Lider).

Le jeudi 12 septembre 2013, le professeur Mamadou Koulibaly, ancien Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, ancien troisième Vice-Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), et actuel Président-fondateur du parti politique LIDER, était l'invité de la Chaine de télévision camerounaise STV2, dans une émission intitulée, « entretien avec »Au cours de cet entretien, le Professeur Mamdou Koulibaly a tenu les propos suivants : « J'ai fait lire ma déclaration de reconnaissance de Monsieur Ouattara comme Président de la République par un Conseiller Spécial du Président Laurent GBAGBO, Kadet Bertin et par KONE Katinan à Accra et par Miaka Oreto à Abidjan ». Pour ma part, je juge très graves et tendancieux ces propos, parce qu'ils sont de nature à jeter un discrédit sur le sérieux avec lequel, j'entends mener la mission que le Président Laurent GBAGBO m'a fait l'insigne honneur de me confier (...). Le présent démenti s'organise autour d'une relation rigoureuse des faits (I), suivie de quelques commentaires (II).

I/ Relation des faits

Lorsque le 11 avril 2011, l'armée française arrête illégalement le Président Laurent GBAGBO pour parachever le coup d'Etat entamé depuis le 19 septembre 2002, deux solutions s'offraient à moi. Me mettre sous la protection de l'ONUCI, ou aller en exil pour sauver ma vie et celle de ma famille. C'est finalement cette dernière option que j'ai prise en raison du rôle inadmissible qu'a joué l'ONU dans le coup d'Etat perpétré contre le Président Laurent GBAGBO, et les tueries qui l'ont aussi bien précédé que suivi. Cette option me donne en outre, l'opportunité de continuer la lutte politique pour le retour de l'ordre constitutionnel en Côte d'Ivoire.

Lorsque le 13 Avril 2011, je traverse la frontière ghanéenne, je ne suis animé que d'une seule volonté. Rencontrer immédiatement le Professeur Mamadou, encore Président de l'Assemblée nationale qui vit pratiquement dans ce pays. Il est constitutionnellement investi pour tirer profit de la vacance forcée du pouvoir générée par le Coup de force opéré contre le Président de la République.

Pour moi, il constitue le seul acteur sur lequel nous pouvions légitimement bâtir une action légale pour revendiquer le retour de l'ordre constitutionnel en Côte d'Ivoire, provisoirement avec lui, afin de préparer le retour immédiat du Président de la République illégalement enlevé. J'en ai même la ferme conviction malgré le fait que dès l'arrestation du Président Laurent GBAGBO, le Professeur Mamadou Koulibaly, en sa qualité de Président de l'Assemblée nationale, se fût précipitamment rendu à l'Hôtel du Golf, pour rencontrer Monsieur Ouattara. C'est donc en toute hâte, le lendemain de mon arrivée à Accra, que je cherche à rejoindre le Professeur Mamadou Koulibaly au téléphone, pour lui signifier mon arrivée et également lui exprimer toute ma volonté de me mettre à sa disposition pour la suite du combat, tel que je l'imaginais.

Le lendemain 14 avril, j'appelle le Professeur sur son numéro GSM. Le téléphone est décroché par le Docteur Brissy Claude également Député à l'Assemblée nationale, qui m'informe que le Président Mamadou Koulibaly n'est pas disponible, mais qu'il me rappellerait dès que possible. Une semaine après, impatient d'attendre le coup de fil du Président Mamadou Koulibaly, et compte tenu des rumeurs persistantes qui faisaient état de la volonté manifestée par le Professeur Yao N'DRE, Président du Conseil Constitutionnel, de recevoir le serment de Monsieur Ouattara comme Président de la République de Côte d'Ivoire, je rappelle le Président Koulibaly. J'ai la chance de l'avoir finalement, ce jour-là. J'en suis à la fois heureux et très enthousiaste.

Après les civilités d'usage, je lui pose frontalement la question : « Président, qu'est-ce qu'on fait devant l'imposture en Côte d'Ivoire ». Voici ce que me répond le Président Mamadou Koulibaly :« Il n'y a rien à faire, Gbagbo est fini, le FPI est mort, il n'y a plus de FPI, Ouattara nous a laminés. Les Ivoiriens n'ont pas dit que jamais un Burkinabé ne les gouvernerait, et bien Ouattara va les gouverner. Il est plus fort que nous. Il ne nous reste plus qu'à aller lui faire allégeance. C'est la seule chose qui nous reste. Sinon il va nous écraser définitivement ». A cette réponse du Président Koulibaly, mes bras m'en tombent. Je m'effondre quasiment. Mais je reprends mes esprits et je reviens à la charge en ces termes : « Mais Président, tu ne peux pas faire ça. Dieu a voulu que dans la hiérarchie à la fois de l'Etat et du parti, tu sois celui qui aies échappé aux arrestations, il faut réorganiser immédiatement ce qui reste du parti et de la LMP, pour poursuivre le combat jusqu'au retour du Président Laurent GBAGBO. Mon problème n'est pas la nationalité de celui qui va gouverner les Ivoiriens. Qu'il soit un extra-terrestre ou un des dieux de la mythologie grecque, cela est moins grave que le viol de la Constitution et la méprise du vote des Ivoiriens opérés par les promoteurs et les artisans du coup d'Etat perpétré contre le Président Laurent GBAGBO, et de sa conséquence sur la cohésion nationale. N'oublie surtout pas que dans la conscience populaire, le Président Laurent GBAGBO a été évincé du pouvoir par une coalition des gens du Nord de la Côte d'Ivoire. La position que tu avances pourrait bien renforcer cette opinion. Ne fais pas ça, sinon, ce sera très mal vu ».

Le Professeur Mamadou Koulibaly me rétorqua : « La seule chose qui nous reste, c'est d'aider Ouattara à entrer dans la légalité, afin que nous-mêmes, nous puissions exercer librement notre rôle d'opposition ». Je lui réponds : « Mais Président, quelle garantie Ouatt (...)

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