Cour pénale internationale : Le Conseiller de Bensouda parle de la protection de Sam l'Africain
''Le cas de Simone Gbagbo devra évoluer''


Pascal Turlan est très remonté contre les critiques contre la CPI.
  • Source: L'Inter
  • Date: jeu. 17 mars 2016
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La sécurité de l'homme d'affaires libano-ivoirien Sam Mohamed Jichi, dit «Sam l'Africain», cinquième témoin appelé par l'Accusation depuis le début du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, le 28 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, a été évoquée, mercredi 16 mars, dans un réceptif hôtelier au Plateau, au cours d'un débat.

La 10è Conférence trimestrielle de la Coalition ivoirienne pour la Cour pénale internationale (Ci-Cpi) a été le cadre choisi par Pascal Turlan, conseiller en coopération au Bureau du Procureur,  pour intervenir sur cette question.  Dans son intervention, M. Turlan n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour rassurer le témoin. Il a indiqué que la sécurité de Sam l'Africain est une priorité au niveau de la Cpi, comme celle de tous ceux qui iront témoigner. Elle est, dit-il, l'affaire du Bureau du procureur, du Greffe ou des services spécialisés qui s'adonnent à des évaluations avant, pendant et après son témoignage.  «Au fur et à mesure du procès, nous essayons de suivre la situation dans la réalité. Au terme de la comparution d'un témoin, nous faisons une évaluation post-témoignage pour évaluer les circonstances d'une menace éventuelle, les risques pour cet individu, avec les services compétents du Greffe», fait savoir le conseiller de Bensouda, soulignant que tout sera mis en œuvre avant un ''éventuel'' retour de Sam l'Africain en Côte d'Ivoire. La cérémonie  du jour avait pour thème: «Les défis de la répression des crimes internationaux par les juridictions nationales: Mythes ou réalités». En présence de M. Kouassi Bernard, directeur de cabinet au ministère de la Justice, de M. Ali Ouattara, président de la Ci-Cpi, et d'autres invités, Pascal Turlan, évoquant la bonne coopération entre la Cour pénale et la Côte d'Ivoire,  a fait le point des premiers jours du procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Il a informé que le procès de l'ancien président ivoirien et de l'ancien président de l'Alliance des jeunes patriotes ''suit son cours normal'' avec environ 138 témoins à charge qui seront présentés, 5300 éléments de preuves documentaires qui seront diffusés et environ 700 personnes  qui sont reconnues comme victimes. L'invité  de la Ci-Cpi  a demandé à ceux qui critiquent la Cpi de savoir raison garder  parce qu'il sera très difficile à l'organe judiciaire d'arrêter le procès parce qu'il a fait le choix de poursuivre Laurent Gbagbo et Blé Goudé. «Nous sommes noyés  de revue de presse, d'appels, d'allégations et de rumeurs concernant cette affaire. Nous lisons tous les jours des articles, des pseudos articles, des blogs, des brèves ou des communiqués qui disent que la Cour abandonne, que le juge a sermonné le procureur, que le témoin s'est rétracté, que les té (...)

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