Alassane Ouattara depuis Guiglo : ''Changer la loi pour être candidat à nouveau, je n'ai pas besoin de cela''

  • Source: L'Intelligent d'Abidjan
  • Date: mer. 20 janv. 2016
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Après deux jours de travaux à Guiglo dans le Cavally, le rideau est tombé le lundi 18 janvier 2016 sur la deuxième réunion du Conseil conjoint des chefs coutumiers et des anciens (CCCA) de la Côté d'Ivoire et du Libéria, en présence des Présidents de la République des deux pays, Alassane Ouattara et Ellen Johnson Sirleaf. Le chef de l'État ivoirien a profité de cette rencontre pour rappeler son intention de ne pas faire modifier la Constitution pour briguer un autre mandat.

À l'instar d'Albert Mabri Toikeusse, le ministre des Affaires étrangères de la Côte d'Ivoire, le Président de la République Alassane Ouattara a rebondi lors de son intervention sur les propos de Moses Féha, le porte-parole des chefs traditionnels et des communautés du Libéria. Mabri a rappelé que Moses Féha a souhaité la réouverture de la frontière ivoiro-libérienne avec la fin de l'épidémie à virus Ebola et traduit sa gratitude à la Côté d'Ivoire pour son soutien au Libéria pendant cette période. “Mais Mabri n'a pas été complet. Le chef des communautés du Libéria a insisté sur 3 choses. Il a dit : "Mme la Présidente, nous allons changer la loi pour que vous soyez candidate à nouveau à l'élection présidentielle". Mais ce n'est pas tout. Il a dit ensuite : "M. le Président de la Côte d'Ivoire, nous vous souhaitons la même chose". Mais Ellen Sirleaf et moi, nous n'avons pas besoin de cela”, a affirmé Alassane Ouattara dans ses propos liminaires.

Pour revenir à l'objet de la rencontre du jour, le Président ivoirien a salué tous les progrès accomplis dans le cadre du CCCA dont la première édition à eu lieu en 2013 à Zwédrou au Libéria. Cette dynamique, a-t-il poursuivi, s'est traduite par le retour de millions d'Ivoiriens réfugiés au Libéria. "Ce retour des réfugiés constitue un réel motif de joie et de satisfaction. (…) Je voudrais signaler qu'en 2011, il y avait plus de 200 000 Ivoiriens réfugiés au Libéria. D'ici fin mars (2016, Ndlr), 15 000 d'entre eux vont rentrer. Il ne restera que 15 000 à 20 000 ", a-t-il précisé. 

Ouattara n'est pas favorable à la fin de la mission de la Minul en mars 2016

Alassane Ouattara s'est également prononcé sur l'intention de l'ONU de mettre fin à la Mission des Nations unies au Libéria (la MINUL) en mars 2016 : “Nous ne sommes pas d'accord. Et nous allons saisir Ban Ki-Moon (le Secrétaire général de l'ONU) pour que cette mission soit prolongée jusqu'à l'élection présidentielle d'octobre prochain au Libéria”. A ce sujet, a-t-il justifié, le maintien de la mission de la MINUL permettra de faire face “aux attaques à l'Ouest”. “Nous avons besoin du soutien de l'ONUCI et de la MINUL”, a-t-il fait savoir. Avant Alassane Ouattara, Ellen Sirleaf Johnson, la Présidente du Libéria a mis l'accent dans son discours sur l'importance du CCCA en matière de sécurisation de la frontière, de la cohésion sociale relative au problème foncier et de la préservation de la paix.

Pour sa part, Aïchaitou Mindaoudou, la représentante du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, a indiqué que la reprise du processus du CCCA témoigne de l'importance que la Côte d'Ivoire et le Libéria accordent à leurs relations de bon voisinage. 12 résolutions ont été adoptées à l'issue des travaux du CCCA. Elles invitent les autorités des deux pays à prendre des dispositions pour régler les questions de terre, renforcer la paix et la sécurité, encourager les patrouilles conjointes entre les deux Etats à leur frontière commune et tenir la prochaine réunion du CCCA au Libéria. 

Alex A, envoyé special




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